Les changements intervenus dans le fonctionnement de TikTok ont directement affecté un autre réseau social appelé UpScrolled, qui était jusqu’à présent pratiquement inconnu et ne comptait qu’une petite base d’utilisateurs.
Suite aux modifications apportées à la plateforme géante TikTok, UpScrolled a atteint 3,2 millions de téléchargements, soit une augmentation d’environ 9 000 % des téléchargements mensuels.
UpScrolled, fondée par l’entrepreneur australo-palestinien Issam Hijazi, se présente comme une plateforme sans censure, attirant ainsi des utilisateurs qui diffusent des discours haineux et dont l’activité sur d’autres réseaux sociaux est restreinte.
Mais parallèlement à la popularité croissante de cette plateforme « sans limites », des révélations ont émergé concernant la prolifération de l’antisémitisme sur celle-ci, allant du négationnisme de l’Holocauste aux affirmations selon lesquelles « les sionistes » (un terme codé pour désigner les Juifs) contrôlent le monde, et même des appels explicites à agresser physiquement les Juifs.
Les utilisateurs et les spectateurs affirment également que même lorsque des contenus antisémites sont signalés à la plateforme, les plaintes ne sont pas traitées correctement, voire pas du tout.
L’entreprise, quant à elle, a admis qu’elle ne pouvait pas modérer correctement les publications en raison de leur volume énorme.
Le fondateur de la plateforme a également fait face à des accusations similaires, en partie à cause d’un discours qu’il a prononcé lors d’une conférence au Qatar, dans lequel il a déclaré qu’il n’accepterait pas « l’argent sioniste », une expression qui évoque des stéréotypes antisémites sur l’argent juif cherchant à acheter le contrôle du monde.
UpScrolled n’est pas seul.
D’autres réseaux qui prétendent autoriser une liberté d’expression sans restriction, comme X d’Elon Musk, ont également constaté une augmentation significative des publications antisémites.
Il n’y a donc pas d’autre solution que d’appliquer des normes uniformes à tous les réseaux sociaux et d’exiger qu’ils rendent des comptes quant à leur gestion insuffisante des contenus haineux diffusés sur leurs plateformes.
source: INSS – Institut d’études de sécurité nationale
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