
JDN – David Feuchtwanger
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir ce soir (mercredi) pour voter sur une proposition de résolution promue par les pays du Golfe, menée par Bahreïn, appelant à une condamnation ferme des attaques iraniennes contre les États de la région. Le vote, prévu à 15h00 heure de New York (21h00 en Israël), intervient dans un contexte de lutte diplomatique tendue autour du libellé de la résolution.
Le projet de résolution, présenté au nom des États du Conseil de coopération du Golfe, comprend une condamnation explicite des attaques menées à l’aide de missiles et de drones contre Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie. Selon le texte proposé, il s’agit d’une violation du droit international et d’une menace réelle pour la stabilité et la sécurité de la région.
La proposition ne se contente pas d’une déclaration symbolique. Elle exige de l’Iran qu’il cesse immédiatement ses attaques et ses menaces contre les États de la région, y compris par l’intermédiaire de ses alliés, et souligne le droit des États à la légitime défense conformément à la Charte des Nations unies. Le document appelle également à préserver la liberté de navigation dans les principales routes commerciales, notamment dans le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb.
Pour les pays du Golfe, il s’agit d’une initiative diplomatique destinée à établir clairement la position de la communauté internationale, selon laquelle l’Iran est responsable de l’escalade dans la région. Au-delà de la condamnation elle-même, l’initiative vise à augmenter le coût politique des actions iraniennes et à renforcer le soutien international aux pays touchés par les attaques.
Cependant, une bataille diplomatique intense se déroule en coulisses. La Russie s’efforce ces derniers jours de promouvoir un texte alternatif, qui ne mentionnerait pas l’Iran et se contenterait d’un appel général à toutes les parties pour qu’elles cessent les combats et évitent de nuire aux civils. Selon des sources diplomatiques, cette initiative russe vise à éviter un vote direct contre Téhéran.
La diffusion du projet russe parallèlement à la proposition du Golfe est perçue au Conseil de sécurité comme un affrontement politique manifeste. Selon l’évaluation de diplomates, si la proposition bahreïnie est soumise au vote dans une version ferme et explicite, Moscou pourrait tenter de la bloquer, voire utiliser son droit de veto.
En Israël également, on suit de près les développements à New York. L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a attaqué l’Iran en affirmant que le régime de Téhéran tente d’exporter le terrorisme vers les pays de la région par des tirs de missiles et des drones dirigés contre des infrastructures civiles.
Selon lui, le Conseil de sécurité doit envoyer un message clair : de telles actions ne peuvent pas rester sans réponse.
Des voix similaires se font également entendre dans le Golfe. Le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a déclaré que les attaques iraniennes ne visent pas seulement des cibles militaires, comme le prétend Téhéran, mais frappent également des infrastructures civiles et des installations vitales dans la région.
Selon lui, les données concernant le nombre de missiles et de drones lancés démontrent l’ampleur de la menace et la nécessité d’une réponse internationale claire.
La source de cet article se trouve sur ce site

