Autour de la table de Chabbath n°527 Terouma
Ces Divrés Thora seront lus et étudiés le’ilouï Nichmat de mon grand-père Henri Kossmann ‘Haïm Na’hum ben Avraham tihié Nichmato tseroura bitsror ha’haïm (9 Adar)
Pour la refoua cheléma de Chelomo Bob ben Jeannette Zaira Yehoudit ‘Haia Gimol bat Sarah liroufoua cheléma parmi les malades du clal Israël.
A votre bon cœur…
Notre paracha suit celle des « jugements » (Michpatim) de la semaine dernière. Nous le savons, la Tora nous a été donne le 6 Sivan avec tout son quorum de commandements. Depuis lors, chaque Ben Israël connait ce que lui demande le D’ du monde : accomplir les Mitsvoth, étudier la Tora et ainsi devenir producteur de plus de bien sur terre (le schéma est assez simple mais nous ne sommes pas la « Table du Chabbath » pour rien…). Seulement il existe une suite ; c’est la construction du Michkan (Temple) dans le désert. Les sefarim hakedochim expliquent que Hachem voulait avoir une résidence sur terre : « Dira beta’htonim« . C’est-à-dire que la Tora et les Mitsoth ont un but : celui de faire une résidence sur terre pour Hachem. En faisant une place à Hachem sur terre cela signifie, prosaïquement, que le monde tourne mieux, la berakha se déverse en Terre sainte et dans le monde et que le peuple est protégé bien mieux que tous les dômes et radars de Tsahal et des américains peuvent le faire.
Au début de la paracha, Moché Rabbénou demande aux Bné Israël d’amener des prélèvements, des Teroumoth. Rachi explique qu’il s’agissait de trois sortes de dons. Le premier était pour les socles d’argent (qui soutenaient les poutres de bois qui entouraient le Michkan dans le désert). Le second venait pour l’achat des sacrifices perpétuels (matin et soir était offert un sacrifice, Tamid, pour expier les fautes de la communauté de la journée) et enfin pour la construction du Temple. Celui qui avait un bon cœur offrait de l’or, pour l’autre de l’argent ou encore du bronze. Le Targoum Yonathan écrit que ces prélèvements n’étaient pas forcés (à l’exception du demi sicle d’argent-Ma’hatsith Hachékel qui était obligatoire). Pour ce qui concernait la construction du Michkan, chacun donnait ce qu’il voulait.
Rachi écrit un ‘Hidouch : « Et vous prendrez pour moi (Li) des prélèvements… » le pronom « Li » (pour Moi dit Hachem) vient nous apprendre que l’on devait amener l’offrande au Nom de Hachem. C’est-à-dire que lorsque le fidèle offrait son offrande il devait le faire avec une intention pure : pour Hachem et pour rien d’autre (le verset impose que notre intention soit désintéressée).
Les commentaires demandent : pourquoi a-t-on besoin de cette précaution (au niveau de notre intention), or dans un domaine plus proche de nous, les Mitsvoth, nous n’avons pas besoin que notre Kavana/intention soit si pure. Par exemple la Guemara (Pessa’him 8a) enseigne que si un homme donne une Tsedaka et émet la condition qu’il donne la pièce au pauvre afin que son fils guérisse de quelconques maux, le Talmud conclut qu’il s’agit d’une bonne Mistva. Donc pourquoi notre paracha a besoin de souligner que les prélèvements doivent être ‘Lichma » (au nom de Hachem) alors que pour les autres Mistvoth, nous pouvons accomplir les commandements même si nous « mélangeons » d’autre kavanoth ? Intéressante comme question, n’est-ce pas ?
La réponse que je vous propose suit un développement du rav El’hanan Wasserman Hachem Yikom Damo (dans Kovets Chi’ourim Pessa’him 171). Il opère une distinction entre le Lichma des prélèvements et le Lichma des Mitsvoth (son développement est profond, je n’extrais que les très grandes lignes).
Lorsqu’un homme accomplit un commandement de la Tora, il doit le faire dans l’intention d’accomplir la Mitsva de Hachem. Cependant même si j’ai la bonne intention de faire la Mitsva et que je rajoute une quelconque intention qui n’a rien à voir avec la Mitsva, le commandement initial est accompli. La deuxième intention n’entache pas l’acte car finalement j’ai eu, aussi, l’intention de faire la Mitsva comme la Tora me l’a demandé. Par exemple j’étudie le Talmud de Babylone, n’est-ce pas, afin d’épater tout mon entourage et qu’on m’appelle dorénavant « Mickael-l’érudit« . C’est vrai que Mickael aurait mieux fait d’étudier « Lichma » sans aucune intention particulière si ce n’est d’accomplir la volonté de Hachem. Cependant, même s’il le fait pour épater son entourage, puisqu’il a eu la volonté de faire la Mitsva c’est suffisant et en cela il a accompli celle du Talmud Tora.
Cependant pour les prélèvements je dois faire attention de ne pas rajouter au Lichma une autre intention car il s’agit d’un « Yih’oud » : une prédisposition à la chose. C’est-à-dire que lorsque je donne un kilo d’or pour les ustensiles du Temple, ma pensée a le pouvoir de faire « tomber » une certaine sainteté sur l’objet. Il faut donc qu’elle soit entièrement désintéressée. Autre cas similaire, un pèlerin amène le 14 Nissan le mouton pour l’agneau pascal (sacrifice). Or si notre homme se trompe et sanctifie l’animal au nom de deux kedouchoth (saintetés), il pense sanctifier l’animal comme un Korban Pessa’h et aussi comme un Chelamim (autre catégorie). Son agneau est impropre pour le Pessa’h car il faut le sanctifier uniquement au nom du Pessa’h et rien d’autre.
Le rav Elhanan fait une distinction entre les Mitsvoth qui s’adressent à l’homme, faire tel ou tel acte comme mettre les Tefillinnes ou respecter le Chabbath : dans ce vaste domaine même si je n’ai pas une intention totalement désintéressée, il n’empêche que j’ai accompli la Mitsva. Mais par rapport aux sacrifices ou les prélèvements, la Mitsva est de faire tomber sur l’objet une kedoucha. En conséquence je dois veiller à ce que mon intention soit exclusive.
Les choses sont assez complexes, je l’avoue, et il existe des avis divergents au niveau de la Halakha sur le domaine. Cependant nous avons appris cette semaine que dans le domaine spirituel les choses sont beaucoup plus fines que l’on croit.
Les Sages le disent : « Ra’hmana liba bayé… » Hachem attend de nous un service provenant du cœur. Or vous le savez, une relation d’amour et de respect entre deux êtres ne peut être qu’exclusive. Donc pareillement avec Hachem qui est notre ami et notre soutien dans tous les moments de notre vie, cela demande de notre part une pureté de cœur.
Le sippour
L’armée en terre promise ! On est alors à la sortie de la guerre des Six Jours, c’est l’été 1967. Le pays – Béni soit Hachem – est en pleine allégresse de la victoire inespérée sur l’ennemi. A cette époque dans une des bases militaires (sous le sceau du secret, on ne vous dévoilera pas l’endroit exact), on a demandé à un bon Juif de l’ancien Yichouv, le rav Chabtaï Youdelévithch zatsal de venir parler devant un parterre de soldats et d’officiers de Tsahal. Cet homme est Yérosolomitain de souche, et toute sa vie, il a renforçé les communautés juives d’Erets Israël à plus de crainte du Ciel et dans la pratique des Mitsvoth. Ce qu’on appelle ici un Maguid/prédicateur. Avant de prendre la parole, le rav Chabtaï écouta le discours de l’officier qui introduisait la conférence. Tout le propos du gradé était de dire avec beaucoup d’assurance combien la victoire a été sensationnelle, grâce à l’armée de l’air, des blindés et aussi de l’armée de terre. C’est qu’on a gagné cette guerre grâce à notre armée qui est l’une des meilleures du monde ! Cette victoire a eu lieu grâce aussi à ce que l’ensemble des corps d’armée ont travaillé main dans la main, depuis le simple soldat jusqu’aux ingénieurs de l’armée. C’est de cette manière qu’on a réussi à infliger une défaite à l’ennemi. Pour conclure, mes amis, est venu de Jérusalem ce rav (en désignant rav Youdelévitch) qui va nous expliquer EN QUOI les élèves des Yechivoth ont participé à la victoire, en restant bien au chaud à Bené Brak ou Jérusalem… A ce moment le Rav Youdelévitch monte sur l’estrade, cet homme avait à l’époque une quarantaine d’années. Tous les yeux de l’assemblée scrutent ce Juif en habit traditionnel : redingote noire, papillotes ornant un visage avec une longue barbe noire : en un mot un vrai Juif des anciens temps. Il ouvre la bouche et commence son discours : « Mes chers soldats, on me pose la question de savoir qu’est-ce que les élèves des Yechivoth ont bien pu apporter à l’effort national pour la guerre ? Comme vous le savez tous, les pronostics, juste avant le début des hostilités, étaient fort pessimistes. Les informations prévoyaient près de 60 000 morts ! Que Hachem nous en préserve! Même les jardins publics de Tel Aviv et ceux de Jérusalem étaient réquisitionnés au cas où il aurait fallu effectuer l’enterrement de manière précaire des morts juifs tombés au combat. Maintenant, je vous pose la question : qui aurait eu la tâche d’ensevelir ces nombreux cadavres ? Qui aurait eu la tâche de donner une dernière sépulture aux pauvres soldats tombés au champ d’honneur ? Bien-sûr cela aurait été les élèves des Yechivoth qui auraient fait cette difficile besogne. Ils auraient accompli la tâche avec beaucoup d’abnégation pour enterrer leurs frères tués au combat. Et alors, dans ce cas, votre officier qui m’a devancé aurait pu ajouter dans son allocution qu’on devait AUSSI tirer son chapeau sur les élèves des Yechivoth qui ont pris part à l’effort national de la guerre. Mais, chers soldats, Hakadoch baroukh Hou n’a PAS voulu ainsi. Il n’a pas voulu que les élèves des Yechivoth arrêtent leur étude de la sainte Tora C’est alors qu’un décret a circulé dans les Cieux et dans tous les mondes spirituels : « Le Beth Din d’en Haut ne permet pas qu’il y ait 60 000 morts » et le mérite fantastique de l’étude de la Tora des Yechivoth aussi a protégé les armées au combat ! Donc j’affirme que les Lomdé Tora/ceux qui étudient la Tora, ont participé à l’effort de guerre en EVITANT les 60 000 morts. D’autre part c’est eux aussi qui ont permis à ce que les jardins publics de Tel Aviv et Jérusalem restent des endroits où il fait bon se promener et ne de pas tomber, que D’ nous en préserve, dans des sépultures toutes fraiches ! Donc LEVEZ-VOUS soldats de Tsahal et RECONNAISSEZ les bienfaits de Hachem et de sa Tora. Le Talmud ‘Avoda Zara 3 dit qu’à la fin des temps les Nations du monde vont plaider devant le tribunal céleste que toutes les guerres qu’ils ont faites c’était POUR ISRAËL afin que les Bené Israël étudient la Tora ! Hachem répondra : « C’est MOI, qui fais la guerre ! » C’est que les conflits entre les nations ne sont pas des conflits simples entre des hommes, mais c’est que l’homme est tiré dans un conflit bien plus grand que lui. Donc ce n’est pas convenable de dire que NOUS avons gagné, c’est NOTRE génie qui l’a emporté, car tout est dans la main bienveillante de Hachem ».
Fin des paroles de rav Youdelécitch zatsal.
Chabbat Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut !
David Gold
Refoua Cheléma pour Arié Leib ben Sarah et Ilan (Alain) ben Sarah parmi les malades du Clall Israël.
Zéra’ chel kaïama à David Méir ben Perlette Myriam.
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Le’ilouï nechama de l’Avrekh Hatsadik David ben Aharon Moché (Lichinski) tihié nichmato tseroura bitsror ha’haim (Elad).
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