À Davos, Trump revendique sa part du dôme de Fer israélien

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À Davos, Trump revendique sa part du dôme de Fer israélien

Lors du Forum économique mondial de Forum économique mondial à Davos, Donald Trump a créé la surprise en évoquant publiquement le système de défense antimissile israélien le plus célèbre. Devant un parterre de dirigeants politiques et économiques, l’ancien président américain a affirmé avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de « cesser de s’attribuer seul le mérite » du Dôme de fer, rappelant que cette technologie serait également, selon lui, le fruit d’un apport déterminant des États-Unis.

Le Dôme de fer est devenu en quelques années un symbole de la capacité d’Israël à protéger sa population contre les tirs de roquettes et de missiles à courte portée. Conçu pour détecter, suivre et intercepter des projectiles en plein vol, le système repose sur une intégration sophistiquée de radars, de centres de commandement et de missiles intercepteurs capables de neutraliser une menace avant qu’elle n’atteigne une zone habitée. Son efficacité opérationnelle a profondément marqué les doctrines modernes de défense aérienne dans plusieurs pays.

Historiquement, le programme a été développé par Rafael Advanced Defense Systems, pilier de l’industrie de défense israélienne. Le lancement du projet est souvent associé à Amir Peretz, alors ministre de la Défense, qui avait soutenu avec insistance cette solution après la guerre du Liban de 2006. À l’époque, le choix du Dôme de fer n’allait pas de soi : des résistances existaient au sein de l’establishment sécuritaire, notamment en raison de son coût et des incertitudes techniques liées à l’interception de projectiles de courte portée.

Les propos de Donald Trump s’inscrivent dans un contexte de coopération stratégique de longue date entre Washington et Jérusalem. Les États-Unis ont apporté un soutien financier conséquent au programme, notamment à travers des budgets votés par le Congrès. Cette implication ne s’est pas limitée aux financements : des entreprises américaines participent à la co-production de composants clés et de certains intercepteurs, renforçant l’interopérabilité entre les deux alliés. Cette collaboration a également permis d’accélérer les cycles de tests et de déploiement du système.

Pour de nombreux experts, si l’apport américain est indéniable, la conception, l’architecture globale et les premières mises en service opérationnelles relèvent principalement du savoir-faire israélien. Le Dôme de fer apparaît ainsi comme un exemple emblématique de partenariat technologique, dans lequel chaque partie a joué un rôle distinct mais complémentaire. À ce stade, aucune réaction officielle de Benjamin Netanyahou n’a été rendue publique après les déclarations de Donald Trump, laissant place aux interprétations sur les enjeux politiques et symboliques de cette prise de position.

Au-delà de la polémique, l’épisode met en lumière une réalité souvent moins visible : derrière les systèmes d’armes les plus emblématiques se cachent fréquemment des coopérations internationales complexes, où reconnaissance politique et réalité industrielle ne coïncident pas toujours parfaitement.

Jérémie de Jforum.fr

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