A ceux qui parlent du droit international

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Maduro arrêté: à propos du droit international

Il faut que l’on arrête de s’imposer le respect du droit international au profit de ceux qui le violent.

Depuis 24 heures, certains découvrent soudainement le « droit international » comme s’il s’agissait d’un rempart moral absolu. Comme si ce droit, brandi après coup, avait toujours protégé les peuples. C’est faux.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « profondément alarmé » par la capture de Maduro par les États-Unis et « profondément préoccupé » par le fait que « les règles du droit international n’aient pas été respectées ».
Il n’a pas dit un mot pour les manifestants iraniens tués cette semaine par le régime, aucun appel à la protection de leurs droits humains.

On nous explique qu’on ne peut pas capturer un dirigeant sans déclaration de guerre officielle, que ce serait ouvrir la porte à l’anarchie mondiale.
Mais cette indignation est sélective.

 Quand Saddam Hussein, dictateur sanguinaire de l’Irak, a été capturé, personne n’a pleuré la “souveraineté bafouée”.
Quand Manuel Noriega, tyran du Panama, a été arrêté par les États-Unis, personne n’a expliqué qu’il fallait le laisser en place “au nom du droit international”.

Bref, nos règles doivent s’appliquer avec ceux qui les respectent, et ceux qui veulent nous nuire violent déjà toutes les conventions tout en attendant de nous que l’on continue à s’y tenir, provoquant notre impuissance.
Arrêtons d’être innocents, l’exemplarité inconditionnelle est devenue une faiblesse.

Pourquoi ?
Parce que tout le monde savait qu’ils opprimaient leur peuple, qu’ils gouvernaient par la peur, la violence et la corruption.

Le monde a compris, à ces moments-là, une chose essentielle :
Être au pouvoir ne donne pas une immunité morale.

On cite souvent Hitler comme l’exemple ultime – à juste titre.
Mais l’Histoire récente montre que des dictateurs ont été renversés, arrêtés, jugés, précisément parce que le monde a refusé de se cacher derrière des textes pendant que des peuples souffraient.

Le droit international existait déjà avant 1939.
Il n’a pas empêché les camps.
Il n’a pas empêché les massacres.
Il n’a pas empêché les génocides.

Pourquoi ?
Parce que le droit sans courage n’est qu’un papier.

Alors non, dénoncer un dictateur n’est pas du chaos.
Intervenir contre un tyran n’est pas de l’anarchie.
L’anarchie, c’est le silence.
Le vrai désordre, c’est de laisser croire qu’un homme, une fois au sommet, peut tirer sur son peuple, trafiquer des élections, écraser toute opposition, et être protégé par son titre.

Le message doit être clair, pour aujourd’hui et pour demain :

Même au pouvoir, même président, même chef d’État, personne n’a le droit de faire n’importe quoi.

Ce n’est pas le droit international qui est sacré.
Ce sont les peuples.

Et l’Histoire jugera toujours plus sévèrement ceux qui ont invoqué des principes pour justifier leur lâcheté que ceux qui ont agi pour faire tomber des tyrans.

JForum.fr avec Meta (Sarah Ben La Matinale – l’info en direct d’Israël)

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