Dans un recours adressé au président du Comité central des élections, le juge Noam Sohlberg, le parti Shas exige d’autoriser la tenue de la convention nationale à la mémoire et à l’héritage de Maran le rav Ovadia Yossef (que sa mémoire soit bénie), à la date fixée par la loi : « On ne peut pas piétiner une loi de la Knesset et porter atteinte à l’héritage de Maran. »
Kol réga’ – Avraham Freund
Le mouvement Shas a déposé il y a peu un recours urgent auprès du président du Comité central des élections, le juge Noam Sohlberg, contre la décision de la Conseillère juridique du gouvernement de reporter après les élections la convention nationale dédiée à la mémoire et à l’héritage du rav Ovadia Yossef (que sa mémoire soit bénie).
Le Shas soutient que cette décision a été prise en violation d’une loi explicite adoptée par la Knesset, qui fixait la date de tenue de la convention, et qu’il aurait été possible d’éviter tout risque de propagande électorale en imposant des restrictions appropriées — sans pour autant annuler ou reporter l’événement.
Le recours a été déposé par l’intermédiaire de Me Guy Bussi, qui soutient que la décision de la Conseillère juridique est « exceptionnelle, disproportionnée et excessive ». Il est également écrit dans la requête : « La Knesset a établi une obligation ; la décision de la Conseillère juridique la transforme en interdiction… Les élections ne suspendent pas le code des lois. »
Le Shas souligne qu’il a été clairement précisé à la Conseillère juridique que la convention ne comprendrait aucune propagande électorale, aucun appel à voter ni aucun usage de symboles partisans. Des restrictions destinées à écarter tout risque d’ingérence dans la campagne électorale avaient même été proposées.
Dans sa requête, le Shas souhaite préciser que l’événement n’est pas un rassemblement partisan, mais une convention nationale établie en vertu d’une loi de la Knesset. « Maran le rav Ovadia Yossef n’est pas la « propriété » du Shas ; c’est la Knesset qui a décidé que son héritage méritait d’être commémoré par l’État d’Israël », est-il précisé.
Un autre argument soulevé par le Shas concerne la manière de traiter les figures publiques ayant une affiliation politique. La requête demande si un principe similaire aurait conduit au report de la journée nationale du souvenir pour Yits’hak Rabin en raison de son lien avec le Parti travailliste. « Le caractère national d’un hommage ne réclame pas d’effacer la biographie politique de la personne commémorée », affirme le document.
Le Shas soutient en outre que la méthode pour faire face à un risque potentiel de propagande électorale consiste à fixer des conditions et des limites, et non à annuler ou reporter l’événement. « Lorsqu’on peut utiliser un bistouri, il n’y a aucune justification juridique à utiliser une hache », est-il écrit dans le recours.
Le Shas demande désormais au juge Sohlberg d’intervenir dans la décision et de permettre la tenue de la convention à la date prévue par la loi, tout en définissant des restrictions qui garantiront que l’événement ne sera pas exploité à des fins de propagande électorale.
Au sein du Shas, on affirme qu’il s’agit d’un combat de principe pour le respect des lois de la Knesset et pour le statut de l’héritage du rav Ovadia Yossef dans l’espace public et national, en espérant que le Comité des élections trouvera le moyen de permettre la tenue de l’événement dans le respect des règles de la campagne électorale.
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