Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 2 septembre 2026, au 1.652e jour du conflit.
Le fait du jour
Le doigt accusateur pointé mardi sur la Russie par l’Allemagne, après la découverte d’un drone chargé d’explosifs sur le tarmac de l’aéroport de Leipzig début août, n’en finit plus de faire des vagues. Alors que la presse allemande a révélé que l’ADN de deux suspects porteurs de passeports russes a été retrouvé sur les « lieux du crime », Berlin a enregistré une grande vague de soutien des chancelleries occidentales, tandis que les diplomates russes dans les capitales européennes étaient convoqués un par un.
« Il s’agit d’une attaque menée avec du matériel militaire par des agents russes sur le sol de l’Union européenne. Nous ne la tolérerons pas », a prévenu Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. « Il est très clair qu’une fois encore, c’est une ingérence, c’est cette guerre hybride, au fond, que nous mène la Russie, qui est ainsi documentée », a souligné pour sa part le président français Emmanuel Macron.
La Russie a convoqué de son côté le chargé d’affaires allemand à Moscou pour lui reprocher « les agissements et déclarations antirusses » de Berlin, mais sans en faire des tonnes en matière de dénégation.
Le chiffre du jour
2. L’Ukraine a décidé d’instaurer un nouveau système d’alerte, à deux niveaux – rouge et jaune –, possédant des signaux sonores différents. Ce changement vise à distinguer les attaques de missiles de celles de drones et à limiter ainsi la désorganisation provoquée par les bombardements russes qui se multiplient.
La phrase du jour
« Sur fond d’escalade drastique de la terreur exercée par la Russie contre l’Ukraine, l’espace aérien russe devient de plus en plus dangereux […] Nous exhortons chacun à l’éviter. »
Andriï Sybiga, le chef de la diplomatie ukrainienne a confirmé ce mercredi que Kiev a notifié à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) que « l’espace aérien russe n’est pas sûr ». La veille, Volodymyr Zelensky avait déjà mis en garde les compagnies aériennes : « L’Ukraine ne veut pas que des vies innocentes soient perdues. C’est pourquoi nous avertissons nos partenaires : les jours sûrs dans le ciel russe sont révolus », avait-il lancé. Vladimir Poutine a très peu goûté cette menace, l’assimilant à une « déclaration de terrorisme d’Etat ». « Si de telles tragédies se produisent, nous saurons comment répondre », a ajouté le maître du Kremlin.
La tendance
La plupart des chatbots d’intelligence artificielle générative grand public, comme ChatGPT d’OpenAI, permettent de consulter des contenus de médias officiels russes sous sanctions européennes selon une enquête publiée ce mercredi par Reporters sans frontières (RSF).
Accusés d’être des instruments de « désinformation » du Kremlin, des médias comme Sputnik et RT ont été interdits de diffusion, y compris en ligne, dans l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine. Mais lorsqu’on le leur demande, ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic et Grok, l’agent conversationnel de la plateforme X, acceptent toutefois de contourner ces sanctions pour reproduire les contenus de ces médias, a constaté RSF.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Ces chatbots « ont restitué une revue de presse complète sur l’actualité internationale, faisant remonter des titres, partageant des liens et verbatims, sans mentionner systématiquement que les médias étaient sous sanctions européennes », a souligné l’organisation qui a mené ses tests en juin et en août.
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