Cinq rapporteurs spéciaux des Nations-Unies ont exprimé leurs « vives préoccupations » concernant l’eurodéputée franco-palestinienne LFI Rima Hassan, visée par plusieurs procédures qui « semblent témoigner d’un harcèlement judiciaire et politique » à son encontre, selon un courrier consulté lundi par l’AFP.

Ces rapporteurs, mandatés par le Conseil des droits de l’Homme, ont été saisis par Rima Hassan, qui doit être jugée en octobre à Paris pour apologie du terrorisme.
Chargés notamment de la liberté d’expression ou de la protection des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, ils ont adressé fin juin des demandes au gouvernement français à propos des « nombreuses poursuites » engagées contre elle.
Ils disent craindre « que ces mesures ne constituent un harcèlement politique et judiciaire à l’encontre de Mme Hassan et s’inscrivent dans une tendance croissante de répression par les autorités françaises des voix qui défendent les droits du peuple palestinien ».
Ils expriment leurs « vives préoccupations », redoutant « des violations de plusieurs droits humains », dont les droits à la vie privée, la liberté d’expression ou la non-discrimination.
Le gouvernement français avait jusqu’à fin août pour répondre aux rapporteurs spéciaux avant que cette lettre ne soit mise en ligne.
Rima Hassan doit comparaître les 19 et 20 octobre pour apologie du terrorisme. La justice lui reproche un post publié sur son compte X fin mars dans lequel elle mentionnait le Japonais Kōzō Okamoto, l’un des auteurs de l’attaque à l’aéroport de Tel-Aviv en 1972. Ce tweet, ensuite supprimé, avait été signalé au parquet par le ministre de l’Intérieur, puis par l’Organisation juive européenne (OJE) et la Licra.
Au printemps dernier, le parquet de Paris faisait état de 16 procédures concernant l’élue clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, dont 13 classées sans suite, sans compter 6 procédures en cours.
Source AFP
CAPJPO-Europalestine
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