Les ministres des Finances des États-Unis et du Bahreïn ont discuté de l’« opération d’exclusion économique ». À Manama, on a exprimé son soutien au blocage des revenus du régime iranien et à l’action contre le financement des milices et des organisations terroristes.
JDN – Zeev Gur Arié
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, et le ministre des Finances et de l’Économie nationale du Bahreïn, le cheikh Salman ben Khalifa Al Khalifa, se sont entretenus aujourd’hui (mercredi) au sujet de l’« opération d’exclusion économique » lancée par les États-Unis contre l’Iran et du renforcement de la pression financière sur le régime de Téhéran.
Selon les communiqués publiés par les deux parties, l’entretien a porté sur le partenariat sécuritaire et économique entre Washington et Manama, la sécurisation des voies commerciales internationales et la lutte contre les sources de financement des activités iraniennes qui déstabilisent la région.
Le département du Trésor américain a indiqué que Bessent a souligné qu’il ne faut pas permettre à l’Iran de menacer le commerce mondial ou d’utiliser le détroit d’Hormuz comme moyen de pression sur l’économie internationale. Il a insisté sur la nécessité de continuer à exercer une pression financière sur les artères économiques vitales qui restent au régime et a précisé que les États-Unis agiraient contre les entités qui lui viennent en aide.
Dans un communiqué séparé du ministère bahreïni des Finances et de l’Économie nationale, il est indiqué que les ministres ont discuté de l’annonce américaine concernant le lancement de l’opération et de la coordination entre les pays pour lutter contre le financement illégal et bloquer les sources permettant des activités déstabilisatrices.
Le ministre bahreïni des Finances a réaffirmé la position du Royaume du Bahreïn, selon laquelle la paix et la stabilité au Moyen-Orient ainsi que la sécurisation des voies navigables utilisées pour le transport de l’énergie et des marchandises à travers le monde constituent un objectif de la plus haute importance.
Selon lui, il ne faut pas permettre l’utilisation du détroit d’Hormuz comme outil de chantage ou de pression économique. Il a averti que les atteintes à la navigation commerciale augmentent les coûts tant pour les producteurs que pour les consommateurs et mettent en danger la stabilité des marchés internationaux.
À Manama, une position ferme a également été présentée concernant le réseau de financement iranien. Le ministre bahreïni a appelé à « assécher les sources de financement » des acteurs qui portent atteinte aux habitants de la région et aux infrastructures essentielles de ses pays.
Parmi les mesures requises, le ministre a énuméré l’action contre les réseaux servant à contourner les sanctions, le blocage des revenus illégaux et la prévention du transfert de fonds aux milices armées et aux organisations terroristes. Il a également souligné la nécessité de traduire en justice les responsables de ces activités.
Le ministre bahreïni des Finances a exprimé son soutien aux efforts internationaux visant à faire face à la menace posée par le programme nucléaire et le programme de missiles balistiques de l’Iran. Selon lui, il faut agir pour stopper le flux de revenus sur lesquels reposent ces programmes iraniens.
Bessent a remercié le Bahreïn pour son partenariat de longue date avec les États-Unis et pour son engagement à maintenir la fiabilité du système financier international. À l’issue de l’entretien, il a écrit : « J’apprécie la coordination du cheikh Salman ben Khalifa Al Khalifa dans le cadre de l’opération d’exclusion économique. Aux côtés du président Trump, nous continuerons d’agir en étroite coordination pour protéger l’intégrité du système financier mondial et neutraliser la menace du régime iranien. »
Les deux responsables ont convenu de poursuivre la coordination entre les États-Unis et le Bahreïn, en collaboration avec les autres pays du Conseil de coopération du Golfe et la communauté internationale. Au Bahreïn, on a souligné que ces actions se feraient conformément aux règles du droit international et aux normes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
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