
Le mandat d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’achève à la fin de l’année 2026 et plusieurs candidats se disputent sa succession.
Si est considérée comme la favorite, une nouvelle candidature pourrait rebattre les cartes.
Il s’agit Ivonne Baki, diplomate équatorienne dont la candidature a été déposée par le royaume des Tonga. Il s’agit d’une démarche relativement inhabituelle, puisque l’Équateur lui-même ne soutient pas officiellement sa candidature. Ivonne A-Baki rejoint ainsi une série de candidats ayant dû s’appuyer sur d’autres pays pour déposer leur candidature, un indicateur qui peut aussi témoigner du niveau de soutien politique dont ils bénéficient dès cette première étape de la course. Elle est ainsi devenue la huitième candidate en lice pour succéder au Portugais António Guterres à la tête de l’organisation.
Ivonne Baki explique que c’est la première guerre du Liban qui a suscité en elle la volonté de consacrer sa carrière à la promotion de la paix. A cette époque, elle officiait comme diplomate équatorienne à Beyrouth et a dû courir plusieurs fois aux abris avec ses trois jeunes enfants. Elle présente ce récit comme le point de départ de sa vision du monde et de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Concernant Israël, ses positions ne sont pas univoques. Dans son livre Mon destin, elle décrit sa relation proche avec le Président américain Donald Trump, tout en critiquant sa politique à l’égard d’Israël, en particulier sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. En 2025, elle avait même proposé de faire de Jérusalem un territoire neutre au statut particulier, à l’image du Vatican.
Ivonne Baki a accumulé plusieurs années d’expérience dans le monde arabe. Elle a été ambassadrice de l’Équateur au Qatar, ainsi qu’ambassadrice non résidente dans plusieurs pays de la région (Liban, Jordanie, Syrie, Irak, Koweït, Oman).
Interrogée sur le conflit en cours à Gaza et les risques d’escalade au Liban, pays dont elle est restée très proche, elle a déclaré: « Qui paie le prix de toutes ces guerres ? Les femmes, les enfants et les personnes âgées qui n’ont rien à voir là-dedans, et tout cela à cause de l’avidité, du pouvoir et des ventes d’armes. ».
Sur le plan institutionnel, Ivonne Baki veut procéder à une réforme de l’ONU. Elle appelle à une organisation libérée de l’influence des blocs politiques, davantage centrée sur la prévention des guerres que sur leur gestion, renforçant la confiance des États membres, œuvrant pour une efficacité accrue du système et garantissant un usage plus rationnel des budgets de l’organisation. L’une de ses propositions les plus marquantes concerne une réforme profonde du Conseil de sécurité, incluant la suppression du droit de veto des membres permanents.
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