Le militant tunien Ghassan Boughediri vient d’être condamné en appel à sept mois de prison, sans plaidoiries, en raison de sa participation à une manifestation contre le transfert d’armes à Israël par l’entreprise danoise Maersk .

Un plainte l’avait accusé de « perturber la liberté de travail » (sic) et de « violence ». Pas comme Israël !
Il n’a même pas eu droit à un avocat !
Boughdiri a précédemment adressé un message depuis la prison de Mornaguia, près de la capitale, dans lequel il soulignait que le tribunal n’avait pas tenu compte de son état de santé dégradé en prison, et qu’il a été privé de l’accès à un avocat. Il a également démenti les accusations portées contre lui et concernant l’agression d’employés de la société, qu’il a qualifiées de « fabriquées ».
Le Comité de Résilience Tunisien a dénoncé la condamnation de Ghassan Boughdiri et a considéré que ce jugement « n’est qu’une confirmation supplémentaire de la gravité des tentatives de criminaliser le mouvement de soutien à la Palestine en Tunisie. »
« Ce jugement inique, souligne la Coordination de l’action commune pour la Palestine en Tunisie montre que le pouvoir a choisi de poursuivre ceux qui ont résisté au génocide, tout en s’abstenant de demander des comptes à ceux qui l’ont facilité et qui ont servi ses instruments. Il s’inscrit dans le prolongement de ce qui se produit dans de nombreux autres pays, où les régimes se soumettent aux ordres de l’entité sioniste et de l’ennemi américain, à travers des poursuites judiciaires visant la jeunesse mondiale solidaire de la Palestine et opposée au sionisme, dans le but de faire taire les foyers d’humanité qui refusent le génocide du peuple palestinien et la privation de ses droits historiques. » (…)
« Le procès des militants, conclut le communiqué, n’effacera pas la honte de ceux aux mains tremblantes, ne donnera pas l’innocence aux complices et ne pourra dissimuler une vérité établie : la Palestine était, et restera, la cause du peuple tunisien, et toute tentative de criminaliser la solidarité avec elle constitue une condamnation de ceux qui en sont à l’origine avant même d’être une attaque contre les hommes et les femmes libres. Aucune légitimité à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine, aucune immunité pour les normalisateurs et les complices du génocide. »
Liberté pour Ghassan Boughediri.
Liberté pour les détenus de la Flottille de la Résilience.
Coordination de l’action commune pour la Palestine
CAPJPO-Europalestine
La source de cet article se trouve sur ce site


