Meta a systématiquement restreint les contenus palestiniens sur Facebook et Instagram, limitant l’accès aux comptes et réduisant la visibilité des publications, selon une étude conjointe menée par l’organisation palestinienne de défense des droits numériques 7amleh et Fabio Cristiano, chercheur à l’université d’Utrecht.
Leur rapport, intitulé *Platformicide of Palestine*, a analysé 3 520 cas présumés de violation des droits numériques signalés à l’Observatoire palestinien des violations des droits numériques de 7amleh entre janvier 2021 et décembre 2025.

Les chercheurs ont mis en évidence une application opaque des règles, des restrictions sévères, des explications insuffisantes ainsi que des délais excessifs dans le traitement des recours.
Meta n’a précisé la règle enfreinte que dans 1 144 cas ; sa politique relative aux « organisations et individus dangereux » (DOI) était en cause dans 654 de ces cas, soit 57,2 % des situations où la politique appliquée a pu être identifiée. Le rapport souligne que les expressions palestiniennes ont été évaluées sous un « prisme sécuritaire », les publications documentant des décès ou exprimant un deuil étant souvent assimilées à une apologie de la violence.
CAPJPO-Europalestine
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