L’arme secrète du Hamas pour continuer à régner sur Gaza
par Khaled Abu Toameh
Le Hamas se prépare-t-il à participer aux élections législatives palestiniennes prévues fin novembre ? Si tel est le cas, les États-Unis et leurs alliés européens doivent affirmer clairement et immédiatement une chose : le Hamas ne doit pas être autorisé à y participer.
Après le 7 octobre, le Hamas n’a plus le droit d’exister en tant qu’organisation militaire. Il ne devrait pas non plus avoir le droit d’exister en tant qu’organisation politique.
Le groupe terroriste palestinien soutenu par l’Iran, responsable du massacre du 7 octobre 2023 en Israël, ne saurait se transformer en parti politique légitime. Après le 7 octobre, le Hamas n’a plus le droit d’exister en tant qu’organisation militaire. Il ne devrait pas non plus avoir le droit d’exister en tant qu’organisation politique.
Les dernières déclarations du Hamas laissent penser que le groupe terroriste n’a aucune intention de disparaître de la scène politique palestinienne.
Les dernières déclarations du Hamas laissent penser que le groupe terroriste n’a aucune intention de disparaître de la scène politique palestinienne.
« Les armes de toutes les milices seront désarmées et stockées sous l’autorité du NCAG (Comité national pour l’administration de Gaza) selon un calendrier convenu. » — Feuille de route présentée par le Conseil pour la paix du président américain Donald J. Trump pour la bande de Gaza.
La leçon est on ne peut plus claire : permettre aux terroristes de participer aux élections ne les transforme pas forcément en gens bien. Le plus souvent, cela leur confère simplement la légitimité et les institutions dont ils ont besoin pour consolider leur pouvoir.
Quatre-vingts pour cent des Palestiniens interrogés souhaitent la démission de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Parmi ceux qui affirment qu’ils voteraient lors d’une élection présidentielle opposant Abbas à Khaled Mashaal, un dirigeant du Hamas, Mashaal l’emporterait largement sur Abbas.
Plus inquiétant encore, 69 % des Palestiniens s’opposent au désarmement du Hamas pour mettre fin définitivement à la guerre. Par ailleurs, une écrasante majorité (86 %) a déclaré ne pas croire que les terroristes du Hamas aient commis les atrocités perpétrées contre des civils israéliens, telles que montrées dans les vidéos du 7 octobre.
Dès lors, pourquoi supposer qu’une nouvelle élection palestinienne produirait des modérés attachés à la paix ?
C’est précisément pourquoi les États-Unis et l’Europe doivent agir sans délai. Il ne faut pas que les événements de 2006 se reproduisent. Le Hamas et ses affiliés doivent être exclus de toute participation électorale. Les candidats appartenant au Hamas, le représentant ou défendant ouvertement son programme terroriste ne doivent pas être autorisés à instrumentaliser les élections pour légitimer une organisation responsable de massacres.
Tel serait le message adressé aux terroristes du Moyen-Orient : commettez des atrocités, déclenchez des guerres, sacrifiez votre propre peuple, survivez à la riposte militaire, et finalement la communauté internationale vous réhabilitera en tant qu’acteur politique légitime.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont-ils permis au parti nazi de continuer à gouverner l’Allemagne ?
Après le massacre du 7 octobre, l’objectif ne doit pas être de trouver un nouveau rôle pour le Hamas, mais de le priver de tout rôle. Ni armes, ni milices, ni contrôle de Gaza, ni participation au gouvernement palestinien, ni réhabilitation électorale d’aucune sorte.
Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : Abbas (à gauche) rencontre Mashaal (à droite) et l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, le 21 août 2014 à Doha, au Qatar. (Photo : Thaer Ghanaim/PPO via Getty Images)
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