Les magouilles du maire LFI de La Courneuve Aly Diouara pour garder son indemnité parlementaire.
Selon les informations du Canard enchaîné, un recours contre son élection à la mairie de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), déposé par un proche qui avait soutenu sa campagne, lui permet de gagner plusieurs mois et de conserver ses quelque 7 600 euros brut mensuels d’indemnité parlementaire.

À La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le nouveau maire LFI Aly Diouara se retrouve dans une situation pour le moins confortable. Élu à la tête de la commune en mars dernier, alors qu’il est toujours député de la 5ᵉ circonscription de Seine-Saint-Denis, l’élu n’a, pour l’instant, pas eu à choisir entre ses deux mandats.
Selon les informations publiées par Le Canard enchaîné, un recours contre son élection municipale a été déposé le 17 avril par Nabil Touchna, présenté comme un proche de l’élu. Un recours qui permet à Aly Diouara de patienter avant de devoir trancher entre l’Assemblée nationale et l’hôtel de ville.
Une indemnité de 7600 euros brut par mois
Une attente qui s’avère très rentable pour l’élu : pendant cette procédure, le député continue de percevoir son indemnité parlementaire, de l’ordre de 7 600 euros brut par mois. Le recours porte notamment sur les comptes de campagne. Il doit attendre l’avis de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avant de poursuivre son chemin. Une procédure qui pourrait prendre plusieurs mois.
Sollicité par Le Canard enchaîné, Aly Diouara n’a pas répondu aux questions du journal. En attendant, le député-maire conserve donc son siège à l’Assemblée et l’indemnité qui l’accompagne, tout en exerçant ses fonctions de maire de La Courneuve.
À cette double casquette s’ajoute un autre élément relevé par Le Canard enchaîné : Aly Diouara occuperait toujours son logement social à La Courneuve, où auraient également été domiciliées trois associations liées à son parcours politique et associatif.
« Une ville, un peuple, un maire », proclamait Aly Diouara le soir de son élection. Pour l’instant, il y a surtout un maire, un député et une généreuse indemnité.
« Une ville, un peuple, un maire » : le député LFI Aly Diouara accusé de reprendre un slogan nazi.
À peine élu maire de La Courneuve, le député LFI Aly Diouara se retrouve au cœur d’une polémique. En cause, un slogan publié sur le réseau social X, pour lequel il est accusé de faire référence à un slogan de l’Allemagne nazie.

Le dimanche 29 mars, le nouveau maire de La Courneuve Aly Diouara a publié sur le réseau social X une vidéo de son arrivée à l’hôtel de ville, accompagnée du slogan « Une ville, un peuple, un maire », une formule qui lui a valu de graves accusations. De nombreux internautes, dont le député de la 2e circonscription de l’Aude, Frédéric Falcon, ont dénoncé une formule qui rappelle par sa structure, le slogan « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » (Un peuple, un État, un chef) utilisé dans l’Allemagne nazie.

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