Golan: Israël salue la décision de la Colombie?

Saa’r: La reconnaissance par la Colombie de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan est « historique »

Cette initiative diplomatique s’inscrit dans une série de mesures bilatérales visant à renforcer immédiatement les relations entre Jérusalem et Bogota.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a salué l’annonce faite lundi par la Colombie reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, la qualifiant de « décision historique ».
Le chef de la diplomatie israélienne a déclaré dans un communiqué que cette décision faisait suite à sa rencontre la semaine dernière avec le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella. M. Sa’ar s’était rendu dans ce pays d’Amérique latine pour assister à la cérémonie d’investiture présidentielle.

« Je continuerai à œuvrer pour que davantage de pays rejoignent les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, et la Colombie, sous la présidence de de la Espriella, en reconnaissant la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, où la loi israélienne a été appliquée il y a 45 ans », a déclaré Sa’ar.

Dans un communiqué officiel, Bogotá a déclaré : « Compte tenu de l’instabilité régionale persistante au Moyen-Orient et considérant l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël, le gouvernement colombien reconnaît la souveraineté d’Israël sur ce territoire, ainsi que le droit de l’État à se défendre contre les menaces extérieures. »

Le communiqué ajoute : « Depuis des décennies, Israël est confronté à des défis sécuritaires persistants et existentiels le long de toutes ses frontières. Ces menaces se sont considérablement intensifiées ces dernières années, culminant avec l’horrible attentat terroriste du 7 octobre, qui a démontré à la fois la gravité et l’évolution des dangers auxquels est confronté le peuple israélien. Dans ce contexte sécuritaire régional, la Colombie reconnaît que le contrôle et la souveraineté continus d’Israël sur le plateau du Golan constituent un élément essentiel de sa sécurité nationale et de sa capacité à défendre ses citoyens et à garantir leur sécurité. »

La décision concernant le plateau du Golan n’est qu’un élément d’une série de développements diplomatiques entre Israël et la Colombie, selon le ministère israélien des Affaires étrangères.

Les nouveaux accords conclus entre Sa’ar et les dirigeants colombiens prévoient le rétablissement complet et immédiat des relations entre les deux pays ; la nomination immédiate d’ambassadeurs ; le transfert de l’ambassade de Colombie à Jérusalem ; la suppression des exigences de visa entre les deux pays ; un accord de libre-échange ; le retrait de la Colombie de la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice et du « Groupe de La Haye » ; et le renforcement de la collaboration dans les domaines diplomatique, sécuritaire et économique.

Lundi matin, Sa’ar s’est entretenu par téléphone avec son homologue colombien, Omar Bula Escobar, au cours duquel il a exprimé sa solidarité avec la Colombie et son peuple suite au récent tremblement de terre et a offert l’aide d’Israël, a indiqué le ministère.

Ces mesures représentent un revirement spectaculaire par rapport à la politique du président vaincu Gustavo Petro, qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël pendant la guerre contre le Hamas à Gaza et critiqué à plusieurs reprises le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La Colombie était depuis longtemps considérée comme l’un des partenaires les plus proches d’Israël en Amérique latine, entretenant une coopération étendue dans les domaines du commerce, de l’agriculture et de la sécurité avant que les relations ne se détériorent sous Petro.

L’élection de De la Espriella marque le retour de ce partenariat. Durant sa campagne, il s’était engagé à rétablir les relations avec Israël et à transférer l’ambassade de Colombie à Jérusalem.

Le rapprochement entre Israël et la Colombie s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large d’Israël visant à renforcer ses liens avec l’Amérique latine.

Dans le cadre de cet effort, le ministère israélien des Affaires étrangères a désigné 2026 comme « l’Année de l’Amérique latine », établissant ainsi une orientation stratégique visant à étendre l’engagement d’Israël dans toute la région.

JForum.fr avec jns
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, rencontre le président colombien élu, Abelardo de la Espriella, à Barranquilla, en Colombie, avant l’investiture de ce dernier, le 6 août 2026. Crédit : Lodis Studios/Avec l’aimable autorisation du ministère israélien des Affaires étrangères.

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