Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 7 août, 1.625e jour du conflit.
Le fait du jour
La France « ne tolérera aucune tentative d’ingérence étrangère », annonce Jean-Noël Barrot. Trois candidats à l’élection présidentielle viennent de faire l’objet de fake news sur les réseaux sociaux. Edouard Philippe (Horizons) a été calomnié sur son état de santé. Raphaël Glucksmann (Place publique) à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d’avoir soudoyé des médias. Jeudi, c’est Gabriel Attal (Renaissance) qui a été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson. Le chef de la diplomatie française dénonce les « tentatives de falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique, coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger ».
En Allemagne, une source sécuritaire a indiqué soupçonner un groupe lié à l’Etat russe d’être à l’origine d’une vidéo falsifiée annonçant la démission prochaine du chancelier Friedrich Merz. « L’auteur est probablement Storm-1516 », un groupe qui serait directement piloté par le GRU, les services secrets de l’armée russe.
Le chiffre du jour
1. C’est la première fois que Volodymyr Zelensky se rend en Serbie, un allié traditionnel de la Russie, depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. Le président ukrainien est arrivé à Belgrade en fin d’après-midi. Il évoque d’« importants entretiens » vendredi et samedi avec son homologue serbe Aleksandar Vucic et le Premier ministre serbe Djuro Macut.
« Nous discuterons du renforcement des relations économiques entre nos deux pays, des relations avec l’Union européenne, d’autres domaines qui peuvent bénéficier à nos nations, ainsi que des questions de sécurité », souligne Zelensky, alors que cette visite très symbolique est une pierre dans le jardin de Moscou.
La tendance du jour
Les rapports sont orageux entre l’Allemagne, premier soutien européen de l’Ukraine, et la Russie. Le chancelier Friedrich Merz a réuni par téléphone un conseil national de sécurité après la découverte dans la nuit de mardi à mercredi d’un drone explosif à l’aéroport de Leipzig, un hub militaire clé pour l’Ukraine et l’Otan. Le drone volait à basse altitude autour d’un avion ukrainien lorsqu’un agent l’a aperçu et s’en est saisi. Le gouvernement allemand n’a pas désigné de suspects, mais les Verts et les libéraux du FDP, deux partis d’opposition, ont pointé du doigt Moscou.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
« Une provocation montée de toutes pièces » visant à accuser Moscou a rétorqué l’ambassade de la Russie à Berlin ce vendredi soir. « Le principal danger auquel l’Allemagne est confrontée aujourd’hui ne réside pas dans les prétendues « attaques hybrides » de Moscou, qui n’existent pas. Mais dans les politiciens qui élaborent avec enthousiasme des scénarios de guerre imminente avec la Russie », a écrit l’institution sur son site Internet.
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