Que font l’ONU et l’UE face au régime iranien

L’apaisement monstrueux de l’ONU et de l’UE face à la tyrannie du régime iranien et à la trahison du peuple iranien

par Majid Rafizadeh

L’Iran a exécuté deux hommes lundi après les avoir reconnus coupables d’avoir prétendument fourni au Mossad, l’agence de renseignement iranienne, des coordonnées, des photographies et des informations sur des sites militaires, policiers et de sécurité lors des récents conflits, selon les médias d’État iraniens.

Les deux hommes, identifiés comme Omid Behzad et Pouria Safvat, ont été pendus après que la Cour suprême iranienne a confirmé leurs peines, a rapporté Mizan News, un média affilié au pouvoir judiciaire.

Le régime assassine sa jeunesse, notamment deux jeunes hommes qui portaient simplement secours à des manifestants en fuite. Au moins 26 personnes liées à ces manifestations ont été pendues à l’issue de procès entachés de torture et d’aveux forcés, tandis que des dizaines d’autres – dans un État terrorisé déterminé à instiller la peur – demeurent en danger de mort.

Les seuls pays à prendre des mesures concrètes, voire à exprimer leur désapprobation face à ce régime et à ses atrocités, sont les États-Unis et Israël. Les Nations Unies et l’Union européenne, qui ne cessent de donner des leçons au monde entier sur les droits de l’homme et de vilipender Israël pour avoir défendu non seulement ses propres intérêts, mais aussi les leurs, n’ont, quant à elles, formulé aucune objection.

La campagne « Non aux exécutions du mardi » s’est étendue à près de 60 prisons à travers l’Iran, marquant plus de 130 semaines consécutives de protestation. Les prisonniers connaissent les risques encourus – isolement accru, refus de soins médicaux, voire exécutions accélérées – mais refusent de se taire.

Au-delà de sa brutalité intérieure, le régime iranien alimente activement les conflits à l’étranger. Il fournit à la Russie des drones, des missiles et des technologies connexes destinés à être utilisés contre l’Ukraine. L’Iran fournit depuis longtemps des drones Shahed et des missiles balistiques pour infliger des destructions massives aux villes et aux civils ukrainiens. C’est ce même régime iranien que l’UE et l’ONU traitent avec une servilité diplomatique excessive.

À l’inverse, chaque fois qu’Israël se défend et défend la civilisation occidentale contre des barbaries, la communauté internationale s’indigne promptement et avec véhémence. On assiste alors à un déferlement incessant de déclarations pompeuses, de condamnations et de résolutions. Lorsque l’Iran exécute des manifestants sur la place publique, torture des prisonniers et arme la machine de guerre russe, la réaction se limite à de timides expressions de « vive préoccupation ». L’ONU appelle à des moratoires, que l’Iran, bien entendu, ignore.

Les ambassades et consulats iraniens restent ouverts à travers l’Europe ; les diplomates européens continuent d’exercer leurs fonctions à Téhéran. Les relations diplomatiques se déroulent comme si le régime était un partenaire normal et non un État violant gravement les droits de l’homme et soutenant massivement le terrorisme.

Les États-Unis et Israël ont fait face aux ambitions nucléaires de l’Iran, à son agression régionale et à son soutien aux groupes terroristes. L’UE, quant à elle, est restée largement passive. Cette période restera comme l’une des plus honteuses de son histoire, parmi tant d’autres. Des institutions qui, jadis, pouvaient se prévaloir d’une supériorité morale en matière de droits humains ont refusé d’agir contre un régime qui exécute, torture et déstabilise l’Occident. L’apaisement, comme elles le savent pertinemment depuis les années 1930, ne fait qu’encourager les agresseurs.

Des mesures concrètes exigent, en premier lieu, l’expulsion de tous les diplomates iraniens et la fermeture de toutes les ambassades et consulats iraniens en Europe. Ces structures, qui servent de bases opérationnelles aux Gardiens de la révolution et aux réseaux de renseignement, doivent être fermées.

Deuxièmement, les pays européens devraient simultanément fermer leurs ambassades en Iran et imposer un arrêt total de tout commerce avec ce pays. Un pays civilisé ne fait pas affaire avec une tyrannie qui pend publiquement des manifestants, organise des procès-spectacles et torture des prisonniers.

Troisièmement, il faut apporter un soutien total – notamment militaire et économique là où cela s’avère nécessaire – aux États-Unis et à Israël face au régime iranien. Il ne s’agit pas d’un simple différend régional ; l’Iran est déterminé à anéantir la démocratie, la liberté et la paix internationale. Le régime iranien n’exporte rien d’autre qu’une dictature théocratique, la terreur et la mort.

Majid Rafizadeh est politologue, analyste diplômé de Harvard et membre du comité de rédaction de la Harvard International Review. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère américaine.

JForum.fr avec www.gatestoneinstitute.org
Photo : Exécution publique à Mashhad, en Iran, le 12 décembre 2022. (Photo : Mizan News/AFP via Getty Images)

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