Un geste émouvant d’unité et de Kiddouch Hachem (sanctification du Nom divin) dans un quartier orthodoxe de Jérusalem | Le beau-père de Benyahou Mélett, que D’ venge son sang, tombé en Samarie, a déposé à la synagogue un ensemble de Michna et a demandé aux fidèles d’étudier pour l’élévation de son âme | Ce matin, il est arrivé à la synagogue et a découvert à sa grande surprise que l’intégralité des brochures avait été répartie | « Heureux le peuple qu’il en est ainsi pour lui »
Kol réga’ – Moché Weisberg
Une histoire émouvante et empreinte de Kiddouch Hachem suscite un grand écho ce week-end dans un quartier orthodoxe de Jérusalem, illustrant la responsabilité mutuelle et la participation du public à la peine de la famille.
Le martyr Bényahou Mélett (que D’ venge son sang), tombé vendredi dernier alors qu’il défendait la terre d’Israël dans une ferme en Samarie, était le gendre d’une famille orthodoxe connue et respectée du quartier jérusalémite.
Nous avons appris à Behadrei Haredim que jeudi, son beau-père a voulu honorer la mémoire de son gendre et apporter du repos à son âme. Il s’est rendu à la synagogue située près de chez lui et y a déposé un coffret contenant un petit ensemble complet de la Michna (Shas Michnayoth). À côté des livres, il a joint un mot touchant dans lequel il écrivait que la famille remercierait du fond du cœur quiconque pourrait prendre sur soi d’étudier un traité pour l’élévation de l’âme de son gendre tombé au combat.
Dans son cœur, le père endeuillé espérait que les fidèles prendraient au moins quelques traités isolés, s’associant ainsi au mérite collectif et à l’élévation de l’âme du martyr.
Mais vendredi matin, lorsqu’il est arrivé à la synagogue pour vérifier combien de volumes il restait sur l’ensemble qu’il avait déposé, il a été stupéfait par le spectacle : la collection entière avait disparu. Les habitants du quartier, membres de la communauté orthodoxe, se sont mobilisés immédiatement, se sont réparti l’intégralité des textes et ont pris sur eux d’étudier les traités pour l’élévation de l’âme du défunt.
Ce geste émouvant et la mobilisation rapide des fidèles de la synagogue et du quartier ont profondément touché la famille. L’un des résidents a résumé ce sentiment par ces mots vibrants : « Heureux le peuple qu’il en est ainsi pour lui » (Achrei Ha’am Chékakha Lo).
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