Quelques jours après l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a annoncé, vendredi, la préparation de deux circulaires destinées à renforcer l’application du délit d’entrave à l’expression artistique. Dans un entretien accordé au Parisien, elle a affirmé que « deux circulaires, adressées aux préfets et aux magistrats du parquet, renforcent les dispositions et réaffirment l’état de droit comme rempart contre toutes les censures ».
Le cabinet de la ministre a confirmé que ces deux textes sont en cours de préparation. Ils doivent être cosignés, l’un par le ministre de l’Intérieur, l’autre par le ministre de la Justice. Cette mesure figurait déjà dans le plan interministériel présenté en avril afin de « rappeler le cadre juridique applicable et garantir une protection effective de la liberté de création sur l’ensemble du territoire ».
Des sanctions pour les perturbateurs
La ministre a aussi indiqué vouloir renforcer la loi de 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP), qui a instauré un délit spécifique en cas d’entrave à une représentation. « Le délit d’entrave à un spectacle existe. Ceux qui empêchent un concert de se tenir peuvent s’attendre à des sanctions », a-t-elle déclaré.
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Ces annonces interviennent après l’interruption, le 18 juillet à Grenoble, du concert de Barbara Butch par des militants propalestiniens. La municipalité et l’artiste ont porté plainte après des « jets de bouteilles en verre » et d’autres projectiles « visant délibérément la scène ». Les militants reprochaient notamment à la DJ sa participation en 2025 à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël ainsi que sa signature d’une tribune soutenant une proposition de loi depuis retirée.
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