
Le prince héritier iranien en exil, Reza Pahlavi, a adressé cette semaine une critique sévère à la politique américaine à l’égard de l’Iran, visant indirectement le président Donald Trump. Il a affirmé que les milliers d’Iraniens tués lors de la répression des manifestations contre le régime islamique n’avaient pas sacrifié leur vie pour des considérations diplomatiques ou économiques, mais pour une aspiration fondamentale à la liberté.
« Des milliers d’Iraniens ont été tués récemment. Ils ne sont pas morts pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert ni pour un accord nucléaire. Ils sont morts pour la liberté », a déclaré Reza Pahlavi lors d’une rencontre à Paris avec Sylvain Adams, président du Congrès juif mondial en Israël.
Lors de cette rencontre consacrée à l’avenir d’un Iran démocratique et aux relations futures entre Iraniens et Israéliens, Sylvain Adams a exprimé son soutien à la vision d’un Iran pluraliste et libre. « Nous évoquons l’espoir de liberté et d’émancipation du peuple iranien, qui souffre depuis tant d’années et aspire à la liberté. Je suis convaincu que cela se réalisera très prochainement », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que « le peuple juif tout entier soutient la vision d’un Iran libre, pluraliste, représentatif et démocratique » et qu’il serait aux côtés des Iraniens dans cette perspective.
Reza Pahlavi a également insisté sur les liens historiques entre les deux peuples, rappelant l’existence d’une relation ancienne entre la Perse et le peuple juif. « Ce que nous cherchons à accomplir au XXIe siècle a en réalité commencé il y a 2 500 ans », a-t-il déclaré. « L’Iran et Israël sont les deux seuls pays au monde à avoir un lien biblique. »
Le prince héritier a affirmé qu’après la disparition du régime islamique et de la menace qu’il représente selon lui pour la région, l’Iran pourrait retrouver sa place sur la scène internationale avec l’aide de la communauté mondiale.
Il s’est également dit prêt à accueillir Sylvain Adams à Téhéran dans l’éventualité d’un changement politique majeur, afin d’examiner les possibilités d’un rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et un futur Iran démocratique.
Deux mezouzoth pour de futures ambassades
Au cours de leur rencontre, Sylvain Adams a offert à Reza Pahlavi deux mezouzoth en pierre de Jérusalem, destinées symboliquement aux futures ambassades des deux pays. « L’une est destinée à la future ambassade d’Israël à Téhéran, et l’autre à la future ambassade d’Iran à Jérusalem », a déclaré Adams.
Les mezouzoth, gravées par un artisan israélien d’origine iranienne, symbolisent selon lui le lien entre les deux nations et l’espoir d’un rétablissement des relations diplomatiques. Sylvan Adams a même évoqué son souhait de se rendre prochainement à Téhéran pour rechercher un emplacement pouvant accueillir une future ambassade israélienne.
« Je suis agent immobilier, c’est mon métier. J’espère pouvoir me rendre bientôt à Téhéran pour trouver un terrain où sera construite l’ambassade d’Israël », a-t-il déclaré.
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