Les États-Unis annoncent avoir mené avec Ryad des frappes en Irak contre des alliés de l’Iran
L’armée américaine a annoncé mardi avoir mené avec les forces armées saoudiennes des frappes en Irak contre des «terroristes soutenus par l’Iran». «Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement terroristes dans l’est de l’Irak», a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), avertissant l’Iran et ses groupes alliés «terroristes» de cesser leurs attaques sous peine d’une nouvelle riposte américaine.
L’Arabie saoudite a, dans la foulée, confirmé avoir attaqué en collaboration avec les États-Unis «des milices terroristes loyales à l’Iran» en Irak, liées selon elle à de récentes frappes contre ses installations pétrolières. «Les forces armées saoudiennes, en coordination avec le Commandement central américain, ont lancé aujourd’hui (…) des frappes ciblées contre des objectifs appartenant à ces milices présentes sur le territoire irakien et liées aux attaques contre les installations pétrolières du Royaume», a écrit le ministère de la Défense.dans un communiqué.
Un peu plus tôt, l’armée américaine avait annoncé avoir intercepté des missiles lancés par l’Iran, un premier regain de violence entre les deux pays après plusieurs jours d’accalmie. Selon elle, Téhéran avait lancé ces missiles «dans le cadre d’une tentative d’attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient. Tous les missiles iraniens ont été interceptés avec succès.» Le média Axios affirmait, lui, qu’une base américaine en Jordanie avait été ciblée.
Trump optimiste
Après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril, Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie avec l’Iran. Donald Trump, dont l’armée a cessé ses frappes sur l’Iran depuis le week-end, a estimé lundi que les discussions, selon lui en cours avec Téhéran, avaient «de bonnes chances» d’aboutir.
Le président américain a par ailleurs rencontré mardi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, une réunion qualifiée de «positive» par les deux parties, leur permettant de faire front commun contre l’Iran.
Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l’offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n’avait pas pris part à la dernière vague d’affrontements.
Le conflit au Moyen-Orient s’est récemment étendu à un front resté relativement calme depuis 2022, entre les Houthis et l’Arabie saoudite, qui soutient militairement le gouvernement yéménite opposé aux rebelles.
JForum.fr avec Le Figaro
Navires à proximité du détroit d’Ormuz, vus depuis Musandam, à Oman, le 8 juillet 2026. Stringer / REUTERS
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