Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 24 juillet 2026, au 1.611e jour du conflit.
Le fait du jour
Une attaque de missile russe contre une démonstration d’équipements militaires a tué au moins dix personnes et blessé près d’une centaine d’autres dans la région de Kiev, un bombardement qui soulève à nouveau des questions sur la sécurité de ce type d’événements en Ukraine.
La frappe a touché un stand de tir privé situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale ukrainienne. Derrière un véhicule, le corps d’un homme mort, le visage ensanglanté, gisait au sol tandis que des gens s’affairaient autour de lui. Des immeubles résidentiels, près du site, ont été complètement détruits et des secouristes fouillaient dans les décombres à la recherche de possibles autres victimes. Près d’une autoroute, l’AFP a également vu cinq corps recouverts de draps noirs.
« Les forces armées russes ont mené une frappe […] contre une installation située dans la banlieue de Kiev où se tenait une démonstration de drones de fabrication ukrainienne et étrangère », a indiqué le ministère russe de la Défense sur Telegram, évoquant la présence de « fabriquants de premier plan », d’officiers de l’armée et d’agents des services de sécurité ukrainiens.
Le chiffre du jour
1,2 milliard. Selon une étude du centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA), les ports de Koulevi et Batoumi, situés sur la côte géorgienne de la mer Noire, ont exporté pour 1,2 milliard d’euros de carburants raffinés suspectés de contenir du pétrole russe vers l’UE et le Royaume-Uni, entre février 2023 et février 2026.
Le centre de recherche dénonce des failles dans les sanctions de l’UE visant à interdire l’importation des produits pétroliers fabriqués à partir de pétrole brut russe car jusqu’ici elles ont éludé le problème des produits russes qui arrivent dans les pays comme la Géorgie ne participant pas aux sanctions, où ils sont transformés ou réexportés vers l’UE et d’autres pays sanctionneurs.
La tendance
Pour la troisième fois en une semaine, l’Ukraine a frappé avec des drones des entrepôts appartenant à Wildberries, le géant russe de l’e-commerce. Vendredi, des centres logistiques de l’entreprise ont pris feu après une attaque de drones près de Saint-Pétersbourg, faisant trois blessés, et un autre entrepôt a été ciblé à Simféropol, en Crimée annexée.
Deux jours auparavant, des sites de Wildberries avaient été attaqués à Krasnodar et Nevinnomyssk, dans le sud de la Russie. Et le week-end dernier, c’était des entrepôts dans la région de Moscou et dans celle de Tambov qui étaient visés, faisant huit morts.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Wilberries est une plateforme de commerce en ligne très populaire en Russie, souvent qualifiée d’« Amazon russe » en raison de son ample offre de produits et de ses livraisons rapides sur tout le vaste territoire du pays.
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