Un juge de la Cour suprême israélienne a déclaré que quiconque qualifie Israël d’État d’apartheid n’a pas le droit de mettre les pieds dans le pays ; une position qui interdirait l’entrée aux travailleurs humanitaires, aux défenseurs des droits humains et à toute autre personne utilisant un terme que la plus haute juridiction mondiale a déjà appliqué à Israël.

Lors d’une audience concernant des organisations humanitaires interdites à Gaza et en Cisjordanie, le juge Alex Stein a déclaré que quiconque décrit Israël comme un État d’apartheid « n’a pas le droit d’y mettre les pieds », qualifiant ce terme d’élément d’un plan visant à mettre fin à l’existence d’Israël, deux ans après que la plus haute juridiction mondiale a reconnu Israël coupable d’apartheid.
Ce terme ne fait pourtant que décrire une situation de fait qui ne s’applique pas seulement aux territoires palestiniens occupés (où il y a par exemple des législations différentes pour les habitants d’une même localité selon qu’ils ont juifs ou pas) mais à Israël même qui a été jusqu’à légaliser l’apartheid en 2018 avec la loi de l’État nation des juifs, qui n’accorde des droits qu’aux juifs.

Mais l’apartheid étant un crime contre l’humanité, Israël donne comme d’habitude dans le négationnisme (« La Palestine n’existe pas », « Il n’y a pas d’occupation », « La Palestine était une terre sans peuple pour un peuple sans terre »….).
Le juge Alex Stein a tenu ces propos ors d’une audience portant sur des recours déposés par des organisations humanitaires internationales qu’Israël a empêchées d’opérer dans les territoires palestiniens occupés. Ces organisations s’étaient tournées vers la justice après qu’Israël a rejeté leur demande de continuer à venir en aide à la population palestinienne.
Une formation de trois juges — composée de Yael Willner, Ruth Ronnen et Alex Stein — a validé l’argument de l’État selon lequel celui-ci peut prendre en compte ce qu’il qualifie de « délégitimation d’Israël » pour décider d’autoriser ou non ces organisations à travailler, et a recommandé aux requérants de retirer leur recours.
Ces recours ont été déposés par Save the Children — organisation active depuis des années dans les territoires occupés et à travers le monde —, le groupe italien CESVI et l’organisation suédoise Diakonia.
CAPJPO-Europalestine
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