Guerre en Ukraine : Un nouveau chef de l’armée à Kiev, le Kremlin s’en moque

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 22 juillet 2026, au 1.609e jour du conflit.

Le fait du jour

Volodymyr Zelensky a nommé un nouveau général commandant en chef de l’armée, après une crise politique déclenchée par le limogeage surprise d’un jeune et populaire ministre de la Défense. Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, remplace Oleksandre Syrsky, 60 ans, un stratège militaire expérimenté qui était néanmoins critiqué pour ses pratiques soviétiques.

Officier de carrière exclusivement formé au sein du système post-soviétique en Ukraine, il a démarré comme lieutenant avant de monter rapidement en grade après le début, en 2014, de la guerre contre des séparatistes soutenus par Moscou dans le Donbass. En mai 2014, il commandait un véhicule de combat d’infanterie qui, dans une vidéo devenue depuis célèbre, défonce une barricade de fortune érigée par des forces prorusses dans la ville de Marioupol.

Lors des combats, on lui attribue la reprise de plusieurs localités et d’avoir sauvé son unité d’un encerclement. Il a bonne réputation au sein de l’armée et les manifestants qui réclamaient le départ de son prédécesseur ont souvent scandé son nom. Bien qu’il soit très connu, il est resté discret et a rarement donné d’interviews.

La phrase du jour

« Nos forces armées continuent leur offensive sur toute la ligne du front »

La nomination de Mykhaïlo Drapaty ne changera pas la situation sur le front, a commenté mercredi le Kremlin, en assurant que l’armée russe allait continuer son avancée.

« Je ne pense pas que cela puisse aboutir à des changements quelconques », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point quotidien avec la presse, dont l’AFP. « Nos forces armées continuent leur offensive sur toute la ligne du front », a-t-il ajouté.

La tendance

Un projet nucléaire russo-français controversé. La région allemande de Basse-Saxe (nord-ouest) a autorisé la production par ANF, filiale de l’entreprise française Framatome, de combustible nucléaire en coopération avec le groupe étatique russe Rosatom.

L’Etat russe est accusé par le gouvernement allemand de lui mener une « guerre hybride » impliquant espionnage, sabotage d’infrastructures et désinformation. Autoriser Moscou à s’impliquer dans un projet de combustible nucléaire en territoire allemand a soulevé dès lors de nombreuses critiques, mais les autorités allemandes ont indiqué ne pas pouvoir l’interdire en l’absence de sanctions européennes.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La Russie reste un acteur clé du nucléaire dans le monde, si bien que plusieurs pays, la France en tête, tiennent à des partenariats. « Lorsque toutes les conditions requises sont réunies et que les risques identifiés peuvent être suffisamment maîtrisés grâce à des mesures adaptées et aux prescriptions imposées par les autorités, celles-ci sont tenues de délivrer l’autorisation », a expliqué le ministère allemand de l’Environnement dans un communiqué.

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