Le F35 Adir surclasse le F35 déjà meilleur au monde

Le Pentagone vient de reconnaître que près de 75 % des F-35 de l’US Air Force ne sont pas opérationnels. Un aveu qui confirme ce que JForum.fr expliquait déjà dans son article « Les F-35 de l’US Air Force ne sont pas opérationnels à 75 % », consacré aux difficultés chroniques de maintenance rencontrées par l’armée américaine.

Quelques semaines plus tard, un autre article de JForum.fr, « Le Pentagone a réduit de moitié les défauts graves du F-35 », montrait que nombre des améliorations apportées à l’appareil résultaient directement du retour d’expérience israélien. Les missions menées par l’armée de l’air israélienne ont permis d’identifier des défauts que les ingénieurs américains n’avaient pas toujours décelés, puis de les corriger.

Contrairement à une idée largement répandue, la coopération militaire entre Israël et les États-Unis n’est pas à sens unique. Dans les domaines du renseignement, de la guerre électronique, des systèmes antimissiles ou encore de l’emploi opérationnel des aéronefs, Israël apporte aux États-Unis une expérience irremplaçable. Fragiliser cette alliance serait une erreur stratégique majeure pour les deux pays.

Il convient également de relativiser le débat récurrent sur l’aide militaire américaine à Israël. Certes, Washington finance une partie des acquisitions israéliennes. Mais, en retour, Israël constitue probablement la meilleure vitrine commerciale de l’industrie américaine de l’armement. Les performances démontrées par Tsahal sur les champs de bataille valent toutes les campagnes de marketing. Les acheteurs étrangers ne choisissent pas leurs armes à partir d’un catalogue ; ils observent celles qui remportent les guerres.

Beaucoup imaginent qu’il suffit d’acheter un F-35 pour disposer des mêmes capacités qu’Israël. C’est une profonde méprise.

La Turquie, par exemple, espère rejoindre le cercle très fermé des utilisateurs du F-35. Mais, même si ces appareils lui étaient finalement livrés, elle ne disposerait jamais de l’équivalent du F-35I Adir. Non seulement les délais de livraison restent très incertains, mais surtout la maintenance des appareils exportés demeure extrêmement dépendante de Lockheed Martin. En période de guerre, cette dépendance peut rapidement devenir un handicap majeur.

Car il existe, en réalité, deux avions.

Le premier est le F-35A, celui que la plupart des pays achètent.

Le second est le F-35I Adir, conçu spécifiquement pour Israël.

La différence est comparable à celle qui existait autrefois avec les Mirage français. Israël avait largement contribué à forger leur réputation mondiale en démontrant leurs performances au combat. Pourtant, après l’embargo décrété par le général de Gaulle en 1967, ces appareils devinrent soudain beaucoup moins attractifs sur le marché international. Quant à leur successeur, le Rafale, il n’a réellement commencé à s’exporter qu’au prix d’un important soutien financier et diplomatique de l’État français.

Le F-35I Adir : bien plus qu’un simple F-35

Le F-35A constitue la version standard du chasseur furtif américain destinée aux forces aériennes conventionnelles.

Le F-35I « Adir » (אדיר, « Puissant » en hébreu) est une version profondément adaptée aux besoins spécifiques de l’armée de l’air israélienne. Il s’agit aujourd’hui de la variante la plus personnalisée du F-35 exploitée par un pays étranger. Le F-35 Adir va passé à la nouvelle génération encore plus puissante cette année.

Une guerre électronique unique

La principale différence réside probablement dans la guerre électronique.

Le F-35I embarque une suite développée par l’industrie israélienne, notamment par Elbit Systems, spécialement conçue pour affronter les systèmes russes, iraniens et leurs dérivés présents au Moyen-Orient. Cette capacité permet de détecter, brouiller et tromper les radars ainsi que les batteries de missiles adverses avec une efficacité adaptée au théâtre régional.

Des logiciels que les Israéliens contrôlent

Exception rarissime, Washington a accepté qu’Israël développe ses propres logiciels grâce à une architecture ouverte.

Cette autonomie permet :

  • d’intégrer rapidement de nouvelles fonctionnalités ;
  • d’ajouter des capteurs nationaux ;
  • d’adapter les missions sans attendre les mises à jour de Lockheed Martin.

Des armements israéliens

Le F-35I peut intégrer plusieurs systèmes d’armes israéliens, notamment :

  • les bombes guidées SPICE ;
  • les missiles Python-5 ;
  • les missiles Derby et leurs successeurs.

Une partie de ces capacités demeure naturellement classifiée.

Une intégration totale dans l’écosystème israélien

Le F-35I communique en permanence avec :

  • les F-15 et F-16 israéliens ;
  • les drones ;
  • les batteries Arrow, Fronde de David et Dôme de Fer ;
  • les centres de commandement.

Cette fusion des données constitue aujourd’hui l’une des plus grandes forces de l’armée de l’air israélienne.

Une autonomie accrue

En prévision d’éventuelles frappes très lointaines, notamment contre l’Iran, Israël a développé plusieurs solutions destinées à accroître le rayon d’action du F-35I sans compromettre sa furtivité.

Les détails de ces modifications restent classifiés.

Une expérience de combat unique

Aucun autre pays n’a engagé le F-35 de manière aussi intensive.

Les opérations conduites en Syrie, au Liban, à Gaza, au Yémen et plus récemment contre l’Iran ont permis d’accumuler une expérience opérationnelle sans équivalent.

Chaque mission enrichit les logiciels, affine les tactiques et améliore encore les performances de l’appareil.

La véritable différence

Mais la différence la plus importante est sans doute ailleurs.

Israël contrôle largement la maintenance de ses F-35I.

Là où l’US Air Force dépend fortement de Lockheed Martin et de toute une chaîne de sous-traitants pour remettre rapidement ses appareils en ligne, Israël dispose d’une autonomie beaucoup plus grande pour entretenir, réparer et remettre ses avions en service.

Cette indépendance a fait toute la différence lors des opérations récentes.

Alors qu’une partie importante de la flotte américaine restait immobilisée faute de maintenance disponible, les F-35I israéliens ont parfois effectué jusqu’à trois sorties de combat par jour.

Voilà pourquoi il est trompeur de croire que tous les F-35 se valent.

Sur le papier, ils portent le même nom.

Dans les faits, le F-35I Adir est devenu un système d’armes israélien à part entière, façonné par les exigences opérationnelles de Tsahal, enrichi par l’expérience du combat et continuellement amélioré au fil des conflits.

Il y a donc bien le F-35… et il y a le F-35 Adir.

Et entre les deux, il y a effectivement le jour et la nuit. Ajoutons à cela qu’en surclassant le F-35 qui est le meilleur avion de chasse au monde, il l’avion de tous les superlatifs

Les meilleurs avions de chasse au monde en 2026 sont dominés par les États-Unis et l’Europe, avec des appareils comme le Lockheed Martin F-22 Raptor, le F-35 Lightning II (furtifs multi-rôles), le Dassault Rafale français (polyvalence) et l’européen Eurofighter Typhoon. La Russie déploie également son chasseur de cinquième génération, le Su-57 Felon.Le classement des meilleurs chasseurs repose sur des critères précis de supériorité aérienne et d’omniprésence technologique :

F-22 Raptor (États-Unis) non furtif: Souvent considéré comme le chasseur de supériorité aérienne suprême. Il combine une furtivité extrême, une supercroisière (vol supersonique sans postcombustion) et une maniabilité hors pair. Il fait l’objet de modernisations majeures pour étendre son autonomie.

F-35 Lightning II (États-Unis) : Le champion de la « guerre en réseau ». Ses capteurs, sa connectivité en temps réel et sa furtivité en font un atout majeur pour les armées de l’air, la marine et les opérations depuis des porte-avions à travers le monde.

Dassault Rafale (France) : Salué pour son incroyable polyvalence. Capable de mener des missions de dissuasion nucléaire, de supériorité aérienne et d’attaque au sol, il est l’un des appareils multirôles les plus exportés et performants du marché.

Eurofighter Typhoon (Europe) : Fruit d’une collaboration entre le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, ce biréacteur à voilure delta offre une agilité remarquable et des capacités de combat à la fois air-air et air-sol.

Su-57 Felon (Russie) : Le chasseur de 5e génération russe mise sur sa très grande maniabilité (poussée vectorielle) et l’intégration de systèmes modernes, dont l’intelligence artificielle.

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