Une kalachnikov retrouvée, une enquête antiterroriste ouverte… A Sarcelles, au nord de Paris, où vit une importante communauté juive, la police a localisé samedi un véhicule contenant un fusil d’assaut et un pistolet, ainsi que des chargeurs. Peu de temps avant, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait été « informée d’une possible attaque terroriste islamiste visant une synagogue de Sarcelles, impliquant potentiellement un véhicule Toyota », a expliqué dimanche soir le Parquet national antiterroriste (Pnat). Que s’est-il passé exactement ? On vous explique.
Un fusil-mitrailleur chargé retrouvé
Les policiers du Val-d’Oise se sont rendus sur place et ont trouvé le véhicule signalé, « stationné à proximité immédiate » d’un cinéma « et à 500 mètres d’une synagogue de la ville ». A l’intérieur de ce véhicule sans occupant, « qui s’avérait volé », ont été retrouvés notamment « un fusil-mitrailleur de type kalachnikov avec plusieurs chargeurs » et « un pistolet Beretta, également équipé d’un chargeur ». Le fusil d’assaut et l’arme de poing étaient tous les deux chargés.
Un motif encore inconnu
« Nous ne connaissons pas encore les motifs » de la présence du véhicule signalé et des armes s’y trouvant, a ajouté Laurent Nuñez, assurant qu’aucun suspect n’avait encore été identifié. « A ce stade de l’enquête, rien ne permet d’affirmer que la communauté juive était visée », avait réagi à la mi-journée le président de la communauté juive de Sarcelles, Moïse Kahloun. Dans son post sur Facebook publié avant l’annonce de la saisine du Pnat, le responsable communautaire note que « l’évacuation concernait le cinéma ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait précisé un peu plus tôt sur BFMTV que le véhicule signalé par le renseignement intérieur avait été « retrouvé non pas à proximité immédiate, mais à proximité » d’une synagogue de cette ville surnommée « la petite Jérusalem », qui en compte plusieurs.
« On part sur toutes les pistes », a confirmé une source policière à l’AFP, ajoutant que la surveillance des sites sensibles avait été « renforcée » à Sarcelles et dans le Val-d’Oise. Une autre source proche du dossier a estimé, auprès de l’AFP, qu’il fallait faire preuve de prudence quant à la piste « terroriste ».
Une enquête ouverte par le parquet antiterroriste
Une enquête a été ouverte dimanche par le Pnat « des chefs d’association de malfaiteurs terroriste criminelle et de transport, détention, acquisition d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ». Selon le Pnat, les investigations ont été confiées à la DGSI, « service coordonnateur », à la Sous-direction antiterroriste (Sdat), à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ainsi qu’à la Direction interdépartementale de la police nationale du Val-d’Oise (DIPN).
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