La situation avait provoqué le mécontentement – voire l’indignation – de nombreux clients, en plus d’écorner l’image de marque de la compagnie aérienne. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé vendredi avoir mis fin à la pratique de Volotea consistant à augmenter le prix du billet, après achat.
La compagnie à bas coûts espagnole avait mis en place mi-mars ce qu’elle appelait un « engagement de voyage équitable », qui lui permettait d’ajuster le prix de ses billets après paiement, à la hausse ou à la baisse en fonction du cours du pétrole. Lequel a fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient. « Cette pratique commerciale est interdite », tranche la DGCCRF.
Astreinte de 3.000 euros par jour
Cette interprétation confirme celle de la Commission européenne, qui début mai avait aussi précisé que la pratique était en infraction avec les règles européennes. « Le service national des enquêtes de la DGCCRF a donc enjoint à la société Volotea de cesser ces pratiques sous peine d’une astreinte de 3.000 euros par jour de retard en cas d’inexécution ». « La société Volotea s’est mise en conformité à l’issue de la mesure d’injonction », précise la répression des fraudes.
Volotea s’engageait à rembourser ses clients une partie du prix si le baril était à moins de 65 dollars. En revanche, au-delà de 75 dollars, le prix était augmenté. Or, au moment où cette politique tarifaire avait été lancée, mi-mars, le baril de Brent valait aux alentours de 100 dollars. Le supplément à régler pour pouvoir s’enregistrer sur un vol réservé pouvait monter jusqu’à 14 euros. Volotea indiquait que 97 % de ses clients choisissaient de confirmer leur vol, et de s’acquitter de la somme demandée.
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