Une solution contre les drones explosifs : un intercepteur autonome imprimé en 3D a été développé, capable d’atteindre une vitesse de 560 km/h.
La start-up américaine SkyDefense a dévoilé le CobraJet, un drone qui combine intelligence artificielle, capacité de décollage vertical et armement dédié à faible coût, dans le but de contrer les essaims de drones et les menaces mobiles.
La société SkyDefense, spécialisée dans les technologies militaires et basée au Colorado, a dévoilé une nouvelle plateforme d’interception autonome appelée CobraJet, conçue pour protéger les infrastructures critiques contre les menaces de drones de pointe et les essaims de drones.
Selon un article publié sur le site web Interesting Engineering, ce nouvel appareil est capable de fonctionner de manière totalement autonome, de localiser des cibles hostiles dans les airs et de les neutraliser grâce à un armement dédié embarqué.
La société a développé le CobraJet en cinq configurations différentes, permettant aux opérateurs de choisir entre une propulsion entièrement électrique et une propulsion hybride. Les versions électriques sont équipées de moteurs à turbine alimentés par des batteries à semi-conducteurs et atteignent une vitesse d’environ 360 km/h. Les versions hybrides, quant à elles, intègrent un turboréacteur qui porte la vitesse maximale de l’intercepteur à environ 560 km/h, lui permettant ainsi de poursuivre des aéronefs rapides et maniables.
Les ingénieurs système ont conçu le CobraJet sur la base d’une structure modulaire en fibre de carbone, fabriquée par impression 3D. Cette approche simplifie le processus de fabrication et permet des mises à niveau ultérieures sans avoir à repenser la plateforme. Grâce à ses tuyères à poussée vectorielle et à sa capacité de décollage et d’atterrissage vertical (VTOL), le système est indépendant des trajectoires de vol traditionnelles et peut être rapidement déployé depuis des camions, des navires ou des plateformes aériennes. La version la plus imposante de la série, le V10/VT10, peut même servir de vaisseau-mère et lancer des intercepteurs secondaires depuis sa soute à armement interne.
Le système de pilotage automatique est géré par une intelligence artificielle, assistée par des caméras électro-optiques et des capteurs infrarouges (IR), permettant des opérations de jour comme de nuit, par tous les temps et dans des environnements saturés de guerre électronique. Comme l’indiquent les concepteurs du système, la gestion des missions est assurée par le logiciel de commandement mobile VRAM. Ce logiciel analyse les données du champ de bataille et synchronise les informations avec les réseaux de commandement et de contrôle existants et les capteurs au sol, ainsi qu’avec la connectivité satellitaire Starlink et Starshield en cas de perturbation des réseaux de communication locaux. L’entreprise souligne toutefois que la décision finale d’ouvrir le feu reste toujours du ressort d’un opérateur humain.
Pour répondre aux exigences de rentabilité, le CobraJet n’utilise pas de missiles antiaériens coûteux, mais embarque des intercepteurs compacts et économiques, eux aussi imprimés en 3D. Parmi les systèmes d’armes disponibles figurent le lanceur PYTHON, qui tire des projectiles COPPERHEAD de 18 mm, des obus guidés CUDA de 40 mm et des missiles VIPER de 45 mm atteignant Mach 1.
Le président de SkyDefense, Nick Verini, a souligné que l’accessibilité financière était une priorité absolue pour ce projet et que la cadence de production de cette arme pourrait atteindre plusieurs milliers d’unités par mois. Ce système est conçu pour être intégré comme couche de défense supplémentaire aux réseaux antiaériens existants et est capable de neutraliser les drones FPV guidés par fibre optique, les avions à réaction et les essaims coordonnés de drones.
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