«Entre Goebbels et Staline, j’aurais choisi De Gaulle ». Le maire PS de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane a renvoyé « dos à dos » les « extrêmes », le Rassemblement national et La France insoumise, se disant par ailleurs convaincu d’atteindre le second tour de l’élection présidentielle, tout en refusant toute primaire à gauche.
Comme Radio J, dans son émission dominicale « Le Forum », lui demandait s’il fallait tout faire pour éviter un duel entre le RN et LFI au second tour, M. Bouamrane a répondu : « mais entre Goebbels et Staline, j’aurais choisi De Gaulle, moi ».
« Une idéologie basée sur les Waffen SS »
« Je faisais un parallèle historique. Entre les deux extrêmes, moi j’ai fait mon choix. Donc, pour moi : dos à dos les deux extrêmes. C’est ma filiation idéologique », a ajouté le maire de Saint-Ouen. « Le nazisme a tué des millions et des millions de personnes. Marine Le Pen n’a tué personne. En revanche, l’idéologie » du RN est « basée » sur « les Waffen SS », a-t-il argumenté.
Quant à LFI, « je ne dirai pas que Mélenchon a été responsable de tel ou tel crime » mais « la méthode de Jean-Luc Mélenchon, comment ils pratiquent la violence verbale, la violence digitale, la meute, ce procès systématique qu’on nous fait en (nous accusant d’être) des complices de l’extrême droite lorsqu’on est en désaccord avec eux, c’est insupportable ».
Pas de primaire à gauche pour lui
« Ceux qui parlent des cités –La France insoumise c’est leur credo– ils n’ont jamais vécu dans les cités. Ils passent leur temps à parler du travail, ils n’ont jamais travaillé », a lancé M. Bouamrane.
« Leur fond de commerce, c’est simple : dans les cités, vous êtes assignés à résidence intellectuelle. C’est-à-dire vous devez voter uniquement pour le parti qui explique que le principal problème que vous vivez, c’est la police, c’est les Juifs », a-t-il accusé.
Candidat à l’Élysée, il s’est dit convaincu d’être qualifié pour le second tour, tout en refusant de participer à une primaire à gauche. Et si le PS désigne par ce processus un candidat, « je n’irai pas contre lui : celui qui sera désigné, il me soutiendra », assure-t-il.
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