Selon une étude du Combat Antisemitism Movement (CAM) menée auprès de 1.060 Juifs américains, 57 % des répondants affirment avoir été victimes d’au moins un acte antisémite au cours des douze derniers mois, soit l’équivalent d’environ 3,3 millions d’adultes à l’échelle nationale.
Face à cette situation, les comportements évoluent : 38 % déclarent désormais cacher les signes visibles de leur identité juive, 32 % évitent de publier des contenus les identifiant comme juifs sur les réseaux sociaux, et 23 % disent avoir renoncé à participer à des événements ou célébrations juives par crainte d’être pris pour cible.
L’enquête montre également que 58 % des personnes interrogées se sentent aujourd’hui moins en sécurité qu’il y a un an. Les Juifs pratiquants ou très impliqués dans la vie communautaire sont ceux qui déclarent le plus souvent être confrontés à l’antisémitisme.
Parmi les autres résultats marquants, 8 % des répondants affirment avoir déjà été physiquement menacés ou agressés, 59 % disent avoir été confrontés à des contenus antisémites en ligne, tandis que 36 % rapportent avoir vu des actes de vandalisme antijuif ou entendu des insultes antisémites dans leur environnement.
L’étude révèle également un large soutien à la définition de l’antisémitisme de l’IHRA : 71% des personnes interrogées estiment qu’elle décrit correctement cette forme de haine et souhaitent son adoption par les institutions. Seuls 4 % s’y opposent.
Les auteurs de l’étude estiment que ces résultats illustrent une réalité préoccupante : pour un nombre croissant de Juifs américains, afficher ouvertement leur identité est désormais perçu comme un risque au quotidien.
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