Israël conserve une place à part dans l’économie mondiale de l’innovation. Selon les données de l’OCDE, le pays reste en tête pour les dépenses de recherche et développement rapportées au PIB, avec environ 6,35 % de sa richesse nationale consacrée à la R&D. Un niveau exceptionnel, devant la Corée du Sud, la Suède, les États-Unis ou le Japon.
Mais les chiffres les plus récents donnent encore plus de relief à ce classement. D’après le rapport 2026 de l’Autorité israélienne de l’innovation, la high-tech israélienne a généré en 2025 85 milliards de dollars d’exportations, 84 milliards de dollars d’exits et près de 15 milliards de dollars de levées de fonds. Le secteur a aussi vu sa production progresser de 8,2 % en un an, pour atteindre 352 milliards de shekels, contribuant à lui seul à environ la moitié de la croissance économique israélienne.
Autrement dit, ce n’est pas seulement un vieux mythe de “Start-up Nation”. Même après deux années de guerre, d’incertitude et de tensions internationales, Israël reste l’un des plus puissants laboratoires technologiques au monde. Les investisseurs misent encore sur ses entreprises, les multinationales y maintiennent leurs centres de recherche, et les secteurs de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle, de la défense, de la santé numérique et des semi-conducteurs continuent d’attirer des capitaux.
Le tableau n’est pas sans fragilités. Le même rapport souligne une baisse du nombre d’employés en R&D et une tendance croissante des entreprises israéliennes à développer une partie de leur activité à l’étranger. Mais le cœur du message reste spectaculaire : Israël est un petit pays par la taille, mais un géant par l’intensité de sa recherche. Sa ressource stratégique n’est ni le pétrole ni le territoire, mais le cerveau humain.
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