Dans la bande de Gaza, des appels circulent pour organiser demain la « Révolution du 26 juin » contre le régime du Hamas — et Tsahal craint que l’organisation ne tente de détourner la colère publique vers un affrontement avec Israël. Une source sécuritaire déclare : « Les manifestations semblent authentiques — mais il est impossible de savoir ce qui va réellement se passer. » • Tous les détails.
Kol réga’ – Meïr Shalem
Une vigilance accrue est observée à la frontière de la bande de Gaza à l’approche d’une série de manifestations de masse contre le Hamas, prévues pour demain (vendredi) à travers la bande de Gaza sous le slogan de la « Révolution du 26 juin ».
Selon les informations de i24, la division de Gaza se prépare à l’éventualité où cette contestation, dirigée contre le pouvoir du Hamas, n’entraîne des développements inhabituels sur le terrain. L’armée israélienne relève son niveau d’alerte et suit de près les appels lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux et par des militants gazaouis.
Au sein de l’appareil sécuritaire, on estime que le Hamas pourrait se retrouver confronté à une colère publique exceptionnelle. Les autorités examinent donc la possibilité que l’organisation tente de détourner l’attention de cette contestation interne en provoquant des frictions avec Israël.
Parmi les scénarios examinés lors des évaluations de la situation : des tentatives de diriger les manifestants vers la frontière, la création de foyers d’affrontements près de la ligne jaune, ou encore l’infiltration de militants du Hamas au sein des rassemblements afin de réorienter la colère populaire. Une source sécuritaire proche du dossier a indiqué : « Les manifestations semblent authentiques — mais il est impossible de savoir ce qui va réellement se passer. »
Les manifestations prévues sont considérées comme un événement particulièrement rare dans la bande de Gaza, où le Hamas dirige d’une main de fer depuis des années. Le simple fait d’appeler à des manifestations de grande envergure contre l’organisation suscite un vif intérêt de la part de l’appareil sécuritaire, qui surveille la situation par crainte que les événements ne dérapent rapidement vers des directions imprévues.
En Israël, on est conscient que les prochaines heures pourraient constituer un test majeur pour le Hamas face à la rue gazaouie — mais aussi pour les forces de Tsahal à la frontière, qui se déploient face à la possibilité que la protestation contre l’organisation ne se transforme en peu de temps en un incident sécuritaire explosif.
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