Présidentielle 2027 : «Pour faire avancer le pays, il faut un grand rassemblement de la droite et du centre», estime Edouard Philippe
Candidat à l’élection présidentielle de 2027, Edouard Philippe, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, a estimé ce samedi 20 juin que le sujet principal du scrutin «ce n’est pas de rompre ou de ne pas rompre» avec le macronisme mais d’agir pour la France. «Pour faire avancer le pays, il faut un grand rassemblement de la droite et du centre», a-t-il ajouté.
«Un homme libre» dans cette élection. Dans un entretien accordé à la Tribune du Dimanche, le maire du Havre Edouard Philippe est revenu sur les enjeux de la prochaine présidentielle pour laquelle il est d’ores et déjà candidat.
«Le sujet, ce n’est pas de rompre ou de ne pas rompre, c’est de faire», a estimé Edouard Philippe, assumant de s’inscrire «dans une forme de continuité qui commence bien avant Emmanuel Macron» notamment en matière de défense et de construction européenne.
«Certaines mesures mises en œuvre lorsque j’étais Premier ministre (2017-2020, ndlr) allaient dans le bon sens», a-t-il considéré, citant notamment la réduction du déficit, «l’attractivité de la France pour créer des emplois, faire baisser le chômage, réindustrialiser le pays, transformer le marché du travail et développer l’apprentissage».
Toutefois, le patron d’Horizons a mis en avant une conception de l’exercice du pouvoir qu’il a estimé différer de celle choisie par Emmanuel Macron et ses prédécesseurs. «J’observe que depuis Nicolas Sarkozy les présidents ont souhaité au moins autant gouverner que présider. Ce n’est pas ma lecture de nos institutions», a-t-il souligné.
Un souhait d’union de la droite et du centre
Par ailleurs, Edouard Philippe a assuré n’être «ni un héritier ni quelqu’un qui se renie» mais «un homme libre qui sait ce qu’il a fait, ce qu’il assume, ce qu’il veut changer».
Dans cette course à l’Elysée, Edouard Philippe est concurrencé dans le bloc central par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal mais aussi par Bruno Retailleau, avec qui il partage des points communs programmatiques sur le terrain des mesures régaliennes.
Néanmoins, Edouard Philippe ne doute pas que les deux hommes, du fait de leur «sens des responsabilités» s’effaceront en sa faveur s’il est crédité en tête des sondages face à eux.
«Quant à moi, je veux rassembler et je saurai prendre mes responsabilités. Ma conviction, ma stratégie, c’est que pour l’emporter et pour faire avancer le pays, il faut un grand rassemblement de la droite et du centre», a-t-il souligné.
Il est à noter qu’Edouard Philippe tiendra son premier grand meeting de campagne le 5 juillet à l’Adidas Arena à Paris.
JForum.fr avec CNEWS
Édouard Philippe tiendra son premier grand meeting de campagne le 5 juillet prochain. [Lionel Antoni / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
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