Le vice-président des États-Unis a attaqué les critiques de l’accord avec l’Iran et a demandé quelle était l’alternative. Ben Gvir l’a tagué et a répondu en anglais avec une comparaison féroce.
« Voici la proposition : faire face aux nazis du XXIe siècle, exactement de la même manière que les États-Unis ont fait face aux nazis du XXe siècle. » C’est ainsi qu’a répondu ce soir (jeudi) le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, au vice-président américain J. D. Vance, lors d’une confrontation inhabituelle qui s’est développée sur le réseau X autour de l’accord en cours d’élaboration avec l’Iran.
Ben Gvir a publié sa réponse en anglais, a tagué directement Vance et a joint une capture d’écran des propos du vice-président, qui s’était adressé à Ben Gvir et au ministre des Finances Bezalel Smotrich en demandant : « Quelle est exactement votre proposition ? »
La pique de Vance est intervenue dans le contexte des vives critiques formulées en Israël à l’encontre du protocole d’accord entre Washington et Téhéran. Le vice-président a défendu la démarche ces derniers jours, affirmant que l’accord devrait rendre Israël et la région plus sûrs, et qu’une partie de l’opposition en Israël découlait d’informations erronées sur les détails des ententes. Vance a également précisé que les États-Unis agiraient conformément à leurs propres intérêts, même lorsqu’ils ne coïncident pas totalement avec ceux d’Israël, et a souligné que l’administration estime que l’accord empêchera l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.
Ben Gvir, qui s’oppose à l’accord et soutient qu’Israël n’est pas lié par celui-ci, a choisi de répondre à Vance en utilisant la comparaison avec les nazis. Par ce biais, il a cherché à clarifier sa position : pas un arrangement avec Téhéran qui la laisserait fonctionnelle, mais la poursuite de la campagne jusqu’à la défaite du régime.
Cette confrontation illustre la profondeur du fossé qui s’est creusé entre l’administration Trump et certains ministres du gouvernement. Alors que Washington cherche à traduire les gains de la guerre en un accord et à mettre fin aux combats, Ben Gvir et Smotrich affirment que le protocole d’accord laissera à l’Iran la capacité de se reconstruire, de poursuivre son programme de missiles et de maintenir son influence régionale.
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