L’Arabie saoudite et Israël inquets de l’accord Iran USA

Un responsable saoudien dénonce le désastre de Trump qui accorde l’immunité aux terroristes.

L’ancien PDG d’Al Arabiya, proche du prince héritier saoudien, analyse les fuites du projet d’accord entre l’Iran et les États-Unis et dresse un tableau inquiétant : cet accord devrait de facto reconnaître le Hezbollah et les Houthis par les États-Unis et leur assurer une protection pendant des années.

Dans une tribune publiée aujourd’hui (dimanche), Abd al-Rahman al-Rashed , ancien PDG de la chaîne Al-Arabiya et journaliste réputé proche du prince héritier saoudien, évoque des détails inquiétants du projet d’accord-cadre entre l’Iran et les États-Unis, actuellement en discussion. Cet accord, censé instaurer le calme régional, comprend une clause de non-agression mutuelle qui pourrait, paradoxalement, conférer une légitimité sans précédent aux organisations terroristes .

D’après les fuites analysées par Al-Rashad, l’accord divise le Moyen-Orient en deux camps : l’Iran et ses alliés (le Hezbollah et les Houthis) contre les États-Unis et leurs alliés, dont Israël, les pays du Golfe et la Jordanie. La clause centrale stipule que chaque camp s’abstiendra d’attaquer l’autre. De fait, l’Iran mettrait fin à quarante ans de guerre contre Israël, mais le prix géopolitique à payer pourrait être exorbitant.
Al-Rashed prévient que cette clause ferait du Hezbollah et des Houthis des acteurs reconnus et protégés dans la région. Il a été expliqué qu’un tel accord compromettrait les efforts du gouvernement libanais et du gouvernement légitime du Yémen pour rétablir leur souveraineté. De plus, une reconnaissance implicite du Hezbollah par les États-Unis comme force régionale légitime compromettrait sérieusement toute tentative future de désarmer l’organisation et d’établir son statut d’« État dans l’État ».
Cette tribune soulève des questions délicates quant à l’application de l’accord :
Premièrement, sera-t-il possible d’empêcher l’Iran d’armer le Hezbollah ?
Deuxièmement, comment la communauté internationale réagira-t-elle si les Houthis attaquent des navires marchands de pays non signataires de l’accord ?

De plus, l’auteur exprime de sérieux doutes quant à la capacité de Washington à contenir Israël, qui ne cessera probablement pas ses actions préventives contre l’enracinement iranien ou le renforcement du Hezbollah, invoquant la légitime défense.
Selon lui, l’accord qui se dessine rappelle les accords d’Helsinki de 1975, par lesquels l’Occident reconnaissait de facto le contrôle soviétique sur l’Europe de l’Est. Dans le cas présent, Washington semble privilégier une politique d’apaisement et gagner du temps avec Téhéran. Les Américains partent du principe qu’une évolution interne en Iran mènera à terme à une paix plus durable, mais cette position suscite le scepticisme. Le régime iranien est solidement implanté, et tout espoir de changement rapide pourrait s’avérer illusoire, laissant le Moyen-Orient avec des milices armées bénéficiant d’une reconnaissance internationale de facto.

Pendant ce temps, en Israël

Rappelons que notre correspondante politique, Anna Barsky, a publié plus tôt dans la journée qu’Israël suit de près l’évolution des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, centrés sur un mémorandum d’entente temporaire censé ouvrir une période de 60 jours pour des négociations en vue d’un accord permanent. Tandis que Washington parle d’une percée et d’une fin de la crise, Israël observe la même situation avec prudence, voire suspicion, et surtout avec de nombreuses questions en suspens.


Du point de vue israélien, l’enjeu principal réside dans le contenu de l’accord final – s’il est signé et le cas échéant, à l’approche de sa signature – et un accord intérimaire ne constitue pas nécessairement le pire des scénarios. Par le passé, on considérait même généralement qu’une situation intérimaire prolongée était préférable à un accord permanent problématique. De nouveaux éléments sont désormais entrés en ligne de compte, notamment la possibilité que l’Iran reçoive un important apport de fonds avant même d’être contraint de prendre des décisions difficiles dans le domaine nucléaire.

En Israël, on estime que Téhéran devrait recevoir des sommes considérables, non pas nécessairement des États-Unis eux-mêmes, mais par le biais d’accords régionaux impliquant les pays du Golfe, principalement les Émirats arabes unis, et peut-être aussi le Qatar. Jérusalem cherche encore à déterminer la nature exacte de ces fonds, à identifier les liquidités disponibles et à distinguer les éléments liés à des accords plus vastes concernant le pétrole iranien. « L’argent, c’est comme l’oxygène », affirment des sources israéliennes. « Si l’Iran reçoit un soutien économique, il est légitime de se demander ce qu’il nous offre en retour. »

JForum.Fr

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img