Pendant que l’attention du monde reste tournée vers l’Iran, un autre acteur avance progressivement ses pions : la Turquie.
Ces derniers jours, Recep Tayyip Erdoğan a accusé Israël de représenter une menace pour la Turquie. Dans le même temps, des responsables turcs ont évoqué leur souhait de voir un jour Jérusalem revenir sous contrôle turc.
Pris séparément, ces propos pourraient être considérés comme de simples déclarations politiques.
Mais mis bout à bout, ils dessinent une tendance beaucoup plus profonde.
Le régime d’Erdoğan cherche de plus en plus à s’imposer comme le leader du monde sunnite et comme le principal adversaire d’Israël dans la région.
Contrairement à l’Iran, la Turquie dispose d’une armée puissante, d’une industrie militaire avancée, d’une présence croissante en Syrie, en Libye et d’une influence importante dans plusieurs pays du Moyen-Orient.
Depuis plusieurs années, Ankara investit massivement dans ses capacités militaires, développe ses drones, étend son influence régionale et multiplie les déclarations hostiles envers Israël.
La question n’est donc pas de savoir si la Turquie représente aujourd’hui une menace directe.
La véritable question est de savoir si nous assistons à l’émergence d’un nouvel axe hostile à Israël, cette fois sous leadership sunnite.
Pendant que les regards restent tournés vers Téhéran, Jérusalem devra peut-être commencer à regarder également vers Ankara.
JForum.fr avec La Matinale – l’info en direct d’Israël
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