Nouvelle grève à la SNCF. Un TGV sur trois restera à quai mercredi, et un train Intercités sur deux. Le trafic régional devrait être « fortement perturbé » alors que les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures. Ils réclament un moratoire sur l’arrivée de la concurrence.
Les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs, week-end ou baccalauréat et attendent une mobilisation « importante ». Ce lundi, SNCF Voyageurs a donné un aperçu de la mobilisation, en anticipant des annulations et une perturbation du trafic régional, en particulier en Ile-de-France « sur la plupart des lignes ».
Moratoire sur l’ouverture à la concurrence
Les syndicats s’opposent surtout à la mise en œuvre de la concurrence sur les rails français par le prédécesseur de Jean Castex à la tête de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices « d’urgences sanitaires et sociales » chez les cheminots, les syndicats demandent aussi une augmentation générale des salaires. Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l’inflation observée depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.
Le groupe ferroviaire prévoit de son côté « mobiliser toutes ses ressources » en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi. « Notre but n’est pas d’anéantir la grève mais d’assurer le meilleur service pour nos clients », assure la direction de la SNCF, tout en admettant qu’elle n’a « pas les moyens de combler de façon exhaustive » l’ensemble du personnel qui prévoit d’être en grève ce jour-là.
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