Soulèvement au Sud-Liban : affrontements armés entre résidents chiites et membres du Hezbollah.
Mahmoud Shuaib, militant politique et écrivain chiite libanais proche de l’opposition au Hezbollah, révèle de vives tensions et des affrontements armés entre les habitants de villages du sud du Liban et les membres du Hezbollah.
« Dans plusieurs villages, des affrontements armés ont opposé les habitants à des terroristes du Hezbollah qui tentent d’occuper les maisons ou de les détruire à bout portant. Les femmes et les enfants évacuent, tandis que les hommes restent chez eux, dans le sud, non pas pour se protéger d’Israël, mais des terroristes du Hezbollah qui cherchent à s’emparer des lieux. » Ces propos ont été tenus en juin 2026 dans l’émission « En détail » de la chaîne Spot Shot, alors que les combats se poursuivaient dans la région.
Que cache ce rapport ?
Ce rapport témoigne de l’opposition croissante, au sein de la communauté chiite du sud du Liban, aux tactiques du Hezbollah :
Utilisation des habitations privées : Les habitants s’opposent aux tentatives des membres du Hezbollah d’utiliser leurs maisons comme dépôts d’armes ou positions de tir, ce qui en fait des cibles militaires pour Tsahal.
Protection des biens : Shuaib a affirmé que les hommes restaient dans les villages après l’évacuation des femmes et des enfants, non pas pour combattre Israël, mais pour empêcher les membres du Hezbollah de s’emparer de leurs maisons ou de les piller. Il a également indiqué que des commerces lui appartenant dans la région de Nabatiya avaient été cambriolés, et a imputé ces vols à des éléments affiliés à l’organisation.
Perte de soutien : Shoaib affirme que « seule une poignée d’opportunistes » soutiennent encore l’organisation et que son idéologie conduit les jeunes Libanais à la mort et à la destruction.
Qu’est-ce que ça veut dire?
Briser le tabou : le témoignage d’une figure chiite comme Shuaib est inhabituel et constitue une brèche dans le récit d’« unité » que le Hezbollah tente de présenter à sa base de soutien.
Une petite guerre civile interne : les affrontements indiquent que l’organisation n’est plus perçue partout comme la « protectrice du Liban », mais plutôt comme un facteur qui met en danger la sécurité des citoyens et de leurs biens.
Unité de surveillance du Hezbollah : Shoaib a révélé que le Hezbollah a mis en place une unité spéciale chargée de surveiller et d’éliminer les dissidents chiites au Liban, ce qui témoigne des pressions que subit l’organisation face aux critiques internes.
Comment cela s’est-il terminé et comment l’armée libanaise a-t-elle réagi ?
Situation sur le terrain : En juin 2026, les tensions restent vives. De nombreux habitants craignent toujours de rentrer chez eux, non seulement à cause des attaques israéliennes, mais aussi en raison de la présence du Hezbollah et de leur volonté d’éviter tout affrontement.
Réponse de l’armée libanaise : L’armée libanaise se trouve dans une situation complexe. D’une part, elle a appelé à l’élaboration de plans de défense nationale, mais d’autre part, sa puissance militaire est inférieure à celle du Hezbollah. Les rapports n’ont pas fait état d’une intervention militaire directe de l’armée libanaise dans les conflits spécifiques décrits par Shuaib, et elle tend à éviter une confrontation frontale avec le Hezbollah afin de prévenir une escalade vers une guerre civile généralisée.
Appel à l’intervention : Shuaib lui-même a appelé le président libanais à intervenir sur la scène internationale pour protéger les habitants et mettre fin au « coup d’État » que le Hezbollah tente de perpétrer contre les institutions de l’État.
Unité 121 – Unité secrète du Hezbollah chargée de réprimer un soulèvement chiite au Liban.

Selon un rapport, le Hezbollah a mis en place une unité secrète spéciale chargée de surveiller et d’éliminer les dissidents chiites au Liban.
Ce rapport corrobore les accusations de longue date des opposants au Hezbollah, selon lesquelles l’organisation met en œuvre des mécanismes de sécurité intérieure destinés non seulement à combattre Israël ou des adversaires extérieurs, mais aussi à surveiller, dissuader et parfois nuire aux opposants politiques au Liban. Il est toutefois important de souligner que la plupart des informations concernant ces unités reposent sur des évaluations de renseignement, des articles de presse et des preuves indirectes, plutôt que sur des informations officielles du Hezbollah.
Qui est cette « unité d’élimination » ?
L’unité la plus connue dans ce contexte est la soi-disant Unité 121 du Hezbollah. Selon plusieurs études et publications sur la sécurité, il s’agit d’une unité secrète qui relève directement du secrétaire général de l’organisation et à qui l’on attribue une implication dans une série d’assassinats politiques au Liban au cours des deux dernières décennies.
Selon les mêmes sources, cette unité est spécialisée dans :
Surveillance et renseignement humains.
Collecte d’informations technologiques et médiatiques.
Activation des équipes opérationnelles.
Créer des mécanismes de camouflage et de tromperie après avoir mené des actions.
Où opère-t-il ?
Cette activité est principalement attribuée à :Beyrouth Sud (Hadahiya).
Sud-Liban.
La région de la Bekaa.
Centres d’activité politique et sécuritaire à travers le Liban.
Cette unité ne dispose pas de « base connue », mais opère de manière clandestine et s’intègre aux systèmes de sécurité et de renseignement plus vastes du Hezbollah.
Qui sont ses habitants ?
Il n’existe pratiquement aucune information publique vérifiée concernant l’identité de ses membres. Selon diverses publications :
Il ne s’agit que de quelques dizaines de militants.
Les membres de cette unité sont séparés du reste des mécanismes du Hezbollah.
Leur identité est strictement confidentielle.
Cette activité requiert l’approbation des plus hauts niveaux hiérarchiques de l’organisation.
Par conséquent, toute liste de noms publiée dans les médias est généralement une estimation ou une fuite et non une information vérifiée.
Quel impact cela a-t-il sur la communauté chiite au Liban ?
C’est peut-être le point le plus important.
Depuis les récentes guerres et la crise économique au Liban, les critiques se sont intensifiées au sein même de la communauté chiite. Dans la Bekaa comme au Sud-Liban, certains affirment que le Hezbollah a entraîné le Liban dans des conflits qui ne servent pas les intérêts libanais.
S’il existe effectivement une unité chargée de surveiller les dissidents chiites, cela signifie :
La peur grandit parmi les détracteurs de l’organisation.
Réduire la capacité d’une direction chiite alternative à se développer.
Le fossé se creuse entre les partisans du Hezbollah et les chiites qui aspirent à une intégration complète au sein de l’État libanais.
Un changement de cap au sein d’une partie de l’opinion publique chiite, qui adopte désormais une position « Liban d’abord » au lieu de se rallier à « l’axe de la résistance ».
Cependant, rien ne prouve actuellement que le Hezbollah ait perdu la majeure partie de son soutien chiite. Même ses détracteurs reconnaissent qu’il bénéficie encore d’un soutien important au sein de cette communauté.
Comment le gouvernement libanais réagit-il à cela ?
Le gouvernement libanais actuel, dirigé par Nawaf Salam, a adopté une ligne plus dure à l’égard du Hezbollah que les gouvernements précédents au cours de l’année écoulée. Il a déclaré que seul l’État a le pouvoir de décider de la guerre et de la paix, et a appelé à limiter les activités militaires de l’organisation et à renforcer le monopole de l’État sur les armes.
Cependant:
Les forces de sécurité libanaises restent limitées dans leur capacité d’action contre le Hezbollah.
L’organisation exerce une large influence politique, sociale et sécuritaire.
Toute tentative de confrontation directe avec lui pourrait compromettre la stabilité intérieure du Liban.
En résumé
L’apparition même d’informations faisant état d’une « unité de surveillance et d’élimination » ciblant les opposants chiites témoigne avant tout de la profondeur de la crise que traverse actuellement le Hezbollah. Par le passé, la principale menace pour l’organisation venait d’Israël ou de ses rivaux sunnites ; aujourd’hui, elle doit également faire face à des critiques croissantes au sein même du milieu chiite dont elle est issue. Si une unité dédiée est effectivement activée pour surveiller les opposants internes, cela pourrait indiquer une inquiétude grandissante au sein de la direction du Hezbollah quant à la perte de son contrôle politique et social auprès de ses soutiens traditionnels.
JForum.Fr & Nziv
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

