
u cœur des tensions figure notamment la réaction de la diplomatie française après la diffusion d’une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, montrant des militants propalestiniens, dont plusieurs Français, agenouillés et les mains liées. et annoncé la convocation de l’ambassadeur israélien au Quai d’Orsay.
Joshua Zarka a vivement critiqué cette démarche, qualifiant la convocation d’ »abusive » et estimant qu’elle relevait davantage de la communication politique que d’une véritable initiative diplomatique. Il a souligné avoir lui-même condamné publiquement le comportement de Ben Gvir, affirmant qu’il ne représentait « ni les valeurs israéliennes, ni les valeurs juives ». Selon lui, la réaction française a paradoxalement renforcé la stature politique du ministre israélien auprès de son électorat.
Au-delà des tensions diplomatiques, Joshua Zarka s’est aussi exprimé sur la vie politique française. Interrogé sur il a confirmé avoir reçu Marine Le Pen et rappelé que son adjoint avait rencontré auparavant Jordan Bardella. Selon lui, cette évolution reflète les changements intervenus au sein du parti, autrefois marqué par les déclarations antisémites de son fondateur Jean-Marie Le Pen.
Tout en affirmant qu’Israël ne soutient aucun parti français et dialogue avec l’ensemble des forces politiques, l’ambassadeur n’a pas caché son hostilité à l’égard de Jean-Luc Mélenchon. « Je préférerais que ce soit n’importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon », a-t-il lancé, tout en refusant de dire s’il privilégierait un candidat du centre ou du Rassemblement national dans une éventuelle élection présidentielle.
Ces déclarations illustrent l’ampleur des crispations actuelles entre la France et Israël, alors que les divergences se multiplient sur les dossiers liés à Gaza, au Liban et à la politique moyen-orientale menée par le gouvernement français.
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