Ce qui devait être un moment dédié à la culture a finalement été pollué par la violence. La Mairie de Paris a annoncé samedi soir vouloir porter plainte après l’agression de la maire du 10e arrondissement lors d’une action menée par des « militants d’extrême droite » qui ont tenté d’empêcher l’ouverture d’une église dans laquelle était programmée une œuvre pour Nuit Blanche.
« Peu avant 19 heures, des militants intégristes d’extrême droite ont cherché à empêcher l’ouverture au public de l’église Saint-Laurent dans le 10e arrondissement de Paris, afin d’empêcher la tenue d’une des œuvres de cette 25e édition de Nuit Blanche consacrée à l’amour », a indiqué la ville dans un communiqué. « A la suite de cette première action, le collectif a organisé une prière de rue aux abords de l’édifice, propriété de la Ville de Paris, pris à partie et agressé la maire du 10e arrondissement », la socialiste Alexandra Cordebard.
Un député de Paris accuse Civitas
« J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer », a pour sa part précisé l’élue sur X. L’œuvre, Sous la peau du ciel, de l’artiste Marie-Luce Nadal, a pu être présentée au public après l’intervention de la police, d’après la municipalité.
« La Ville apporte son plein et entier soutien à l’artiste et réaffirme son attachement à la liberté artistique, à la pluralité des expressions culturelles et au débat démocratique », souligne-t-elle dans son communiqué. « Paris veillera, aujourd’hui comme demain, à protéger le monde de la culture des fondamentalismes conservateurs et réactionnaires », promet la municipalité.
Dans un communiqué séparé, le député de Paris Pouria Amirshahi accuse le « groupuscule d’extrême droite intégriste antisémite et homophobe » Civitas, officiellement dissous par le gouvernement fin 2023, d’être responsable de cette action. Civitas avait appelé ses militants à perturber cette édition de Nuit Blanche, dont la directrice artistique est la DJ Barbara Butch, cible de cyberharcèlement depuis sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris en 2024.
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