Dans le prolongement des négociations entre Israël et le Liban et du cessez-le-feu dans le Nord, le journal libanais « Nidaa Al-Watan » rapporte la clause sur laquelle Israël a insisté avant même l’ouverture des discussions.
Maariv
Des sources libanaises ont révélé au journal libanais « Nidaa Al-Watan » qu’Israël a exigé, avant le début de la session de négociation, de conserver sa liberté d’action au Liban, même en cas de cessez-le-feu ou de retrait des forces de Tsahal. Les sources libanaises ont ajouté qu’Israël se réserve cette clause afin de maintenir son droit d’agir lorsqu’il ressent un danger.
La ligne rouge d’Israël dans les négociations avec le Liban
Des sources libanaises ayant participé aux négociations avec Israël ont déclaré au journal libanais que l’accord conclu avant-hier, dans lequel Trump a « ordonné » à Netanyahou de ne pas attaquer Beyrouth – et qui a été approuvé par le Hezbollah et le président du Parlement libanais, Nabih Berri (proche du Hezbollah) –, se limite à l’arrêt des tirs de roquettes vers le nord d’Israël en échange de la non-attaque du quartier de la Dahieh.
Les sources libanaises ont souligné que les conditions sur le terrain, la réalité et les circonstances politiques qui ont conduit au dernier accord rendent l’obtention d’un cessez-le-feu global (total) plus réaliste que jamais. Ces mêmes sources ont insisté sur le fait que le président des États-Unis, Donald Trump, s’est porté garant du fait que le quartier de la Dahieh ne ferait pas l’objet d’attaques, conformément au traité signé.
L’accord en cours de finalisation entre Israël et le Liban
Selon des informations rapportées par des médias arabes, la principale pierre d’achoppement reste les armes aux mains du Hezbollah et l’avenir du Sud-Liban. Le quatrième cycle de discussions a débuté aujourd’hui (mercredi). Lors de cette session, les parties discutent de la possibilité de mettre en place des arrangements sécuritaires à long terme.
Dans le cadre des discussions, un plan s’étendant sur 60 jours est proposé, au cours duquel Israël se retirerait progressivement du Sud-Liban. Selon des sources diplomatiques citées dans les médias arabes, Israël estime que le Liban n’a pas rempli ses engagements au sud du fleuve Litani ainsi que sur la question du désarmement. En contrepartie, les Américains et les Israéliens ont exigé un rôle plus large pour l’armée libanaise face au Hezbollah.
Le département d’État américain a, de son côté, souligné son engagement à poursuivre ce qu’il a qualifié de « négociations historiques » entre Israël et le Liban, précisant que son objectif est de parvenir à un accord global qui restituera au Liban sa souveraineté tout en garantissant la sécurité d’Israël.
Les accusations contre le Hezbollah
Plus tôt cette semaine, le journal libanais – connu pour sa ligne éditoriale ferme contre le Hezbollah – a fait état de ce qu’il a qualifié d’effondrement de l’accord de cessez-le-feu entre le président des États-Unis Donald Trump et le président libanais Joseph Aoun. Le journal a pointé du doigt la milice chiite, affirmant que l’expérience historique prouve que le Hezbollah n’a jamais été un véritable partenaire pour la construction d’un État fort, mais qu’il a agi à maintes reprises pour faire échouer les règlements dès que les institutions officielles tentaient de réhabiliter leur souveraineté confisquée.
Selon le rapport, cette position est apparue au grand jour après que le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a déclaré à l’agence de presse Reuters que l’organisation rejetait officiellement la proposition américaine de cessez-le-feu partiel. Ce refus officiel a fait capoter un plan qui devait conduire à l’arrêt des frappes de l’armée de l’air israélienne à Beyrouth et dans la Dahieh, en échange de l’arrêt des tirs libanais vers le nord d’Israël. Le journal a souligné que cette posture a stupéfié l’échiquier politique, car elle contredisait totalement « la danse des mensonges diplomatiques » menée par le président du Parlement, Nabih Berri.
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