L’agence de presse Tasnim rapporte que l’Iran affirme avoir frappé une cible américaine tôt ce matin, en représailles aux bombardements américains menés tôt ce matin dans la zone de l’aéroport de Bandar Abbas. Cette opération marque une nouvelle escalade du conflit et un passage à des échanges de tirs directs et plus graves. Les Iraniens ont adressé un avertissement ferme à l’administration américaine : « Toute nouvelle agression entraînera une riposte beaucoup plus décisive, et l’attaquant devra en répondre. »
L’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté ce matin (jeudi) que les Gardiens de la révolution ont lancé une attaque de représailles contre une base aérienne américaine à 4h50, heure locale. Cette action militaire iranienne a été menée immédiatement après une frappe aérienne des forces américaines dans la zone de l’aéroport de Bandar Abbas, tôt dans la matinée. Ce nouvel échange de coups direct et sérieux entre les États-Unis et l’Iran marque une nouvelle étape dans le conflit, faisant craindre une escalade des tensions pouvant dégénérer en guerre ouverte.
Le communiqué des Gardiens de la révolution, publié par les médias officiels iraniens, révèle que le régime de Téhéran a décidé de riposter activement et militairement contre des cibles américaines dans la région. Selon l’agence de presse Tasnim, l’attaque iranienne visait spécifiquement une base aérienne américaine et a été menée moins d’une heure après une opération américaine dans le sud du pays.
Toutefois, le communiqué officiel des Gardiens de la révolution a maintenu l’ambiguïté concernant les résultats de l’attaque et son lieu, les responsables militaires iraniens choisissant de ne pas révéler l’emplacement exact de la base aérienne, qu’ils ont désignée comme la cible de l’attaque iranienne tôt ce matin.
La déclaration iranienne s’accompagnait de menaces directes et d’une tentative d’instaurer une nouvelle dynamique de dissuasion avec la Maison Blanche et le Pentagone. La déclaration des Gardiens de la révolution posait clairement les conditions suivantes : « Toute récidive de ce que les États-Unis qualifient d’agression entraînera une riposte plus ferme de nos forces. L’entière responsabilité des conséquences de cette situation incombe exclusivement à l’agresseur. »
L’enchaînement des événements a débuté lorsque les forces iraniennes ont lancé quatre drones suicides dans le but d’attaquer des navires marchands américains et internationaux naviguant dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime sensible. En réponse immédiate, l’armée américaine a déployé des avions de chasse de pointe F/A-18, F-16 et F-35 qui ont détruit les drones en vol, puis a lancé une contre-attaque qui a bombardé et détruit la station de contrôle et d’opérations iranienne située près de l’aéroport de Bandar Abbas, ville portuaire stratégique, rapporte le Wall Street Journal.
L’annonce faite ce matin par les Gardiens de la révolution est lourde de conséquences et explique clairement pourquoi la situation pourrait dégénérer en guerre : Téhéran a choisi de ne pas contenir l’attaque américaine contre le site de drones de Bandar Abbas, mais de riposter par des tirs à balles réelles et directement contre des cibles américaines dans la région. Ce passage à un échange de tirs direct et massif met en péril les fragiles accords de cessez-le-feu et alimente les craintes régionales d’une escalade du conflit armé.
Cette escalade militaire survient à un moment délicat et critique, alors que des efforts diplomatiques intenses et une médiation pakistanaise sont déployés pour parvenir à un accord de paix préliminaire et permanent entre Washington et Téhéran. Ces pourparlers se déroulent dans un contexte de fortes pressions économiques et de blocus naval imposés par le président Donald Trump aux ports iraniens, ce qui a asphyxié le pays de ses revenus pétroliers, dévalué la monnaie locale et plongé plus d’un million de personnes dans le chômage en Iran.
L’administration Trump mène les négociations en usant de menaces fermes et d’exigences sans équivoque. L’objectif initial des États-Unis est d’assurer l’ouverture totale et sécurisée du détroit d’Ormuz à la liberté de navigation internationale pour les navires commerciaux et pétroliers, ainsi que le démantèlement et l’élimination des stocks d’uranium hautement enrichi iraniens, en échange d’un allègement temporaire des restrictions et de subventions, ainsi que de sanctions sur ses exportations de pétrole.
Trump lui-même a menacé, en l’absence d’accord avec l’Iran, d’étendre le blocus et d’endommager gravement les infrastructures énergétiques et les ponts du pays. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a clairement indiqué au cabinet que « la diplomatie est toujours la première option », tout en soulignant que les États-Unis ne permettraient pas à l’Iran d’utiliser ses ressources pour financer le terrorisme.
D’un autre côté, le régime iranien, dirigé par le président Massoud Pazakhian, tente de manœuvrer entre la grave crise économique intérieure, la flambée des prix alimentaires et la crainte d’une nouvelle vague d’émeutes de rue, et le désir de ne pas donner l’impression d’avoir capitulé face aux diktats américains.
Dans les projets de documents récemment soumis par l’Iran aux médiateurs, le pays a accepté de lever certaines de ses conditions préalables, notamment l’exigence de la levée du blocus avant le début des négociations, et a proposé d’aborder l’ouverture du détroit d’Ormuz en parallèle avec l’obtention de garanties américaines quant à l’arrêt des attaques et l’accès aux fonds iraniens gelés à l’étranger. Cependant, Trump a exprimé son mécontentement face à ces dernières propositions de Téhéran, qualifiant l’Iran d’« obstiné » sur la question nucléaire, et a clairement indiqué dans ses tweets : « Personne ne contrôlera le détroit d’Ormuz. »
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