« Quiconque change de religion, tuez-le. » La phrase attribuée au prophète Mahomet (haddith al-Bukhari 3017) envers les convertis de l’islam est impitoyable. Mais depuis le milieu du XXe siècle, leur nombre ne fait qu’augmenter à travers le monde : ils seraient aujourd’hui près de 10 millions à avoir embrassé le christianisme, plus de la moitié en Indonésie. Les persécutions prévues sont au rendez-vous, comme celle en cours en Algérie, sans parvenir à supprimer ce souffle dans la maison de l’islam.
Pourquoi un enfant né dans une famille musulmane décide-t-il de rompre avec sa foi ? Entre pressions communautaires, peur de l’enfer et choc avec les valeurs de l’école laïque française, l’ex-musulman Majid Oukacha, vidéaste et auteur du livre Ce que je détestais dans l’islam quand j’étais musulman, dévoile les mécaniques d’une éducation religieuse en décalage avec les valeurs occidentales.
Majid Oukacha : « En France, nous vivons dans un climat d’omerta culturelle qui interdit de critiquer l’Islam, sous peine d’être extrême-droitisé ».
Ex-musulman, Majid Oukacha est connu pour sa critique méthodique, philosophique et intellectuelle de l’Islam, à travers ses livres comme sa chaîne YouTube. A travers son nouvel essai plus intimiste « Ce que je détestais dans l’Islam, quand j’étais musulman », il dresse le portrait psychologique de l’enfant et de l’adolescent musulman qu’il fut dans cette France des années 90-2000, tiraillé entre deux cultures, entre les interdits islamiques et les libertés occidentales. Entretien.
Valeurs actuelles. Vous êtes connu pour votre critique frontale de l’Islam à travers une analyse intellectuelle méticuleuse du Coran. Pourquoi avoir choisi, dans ce nouveau livre que vous publiez, de raconter plus intimement votre passé de musulman, durant votre enfance ?
Majid Oukacha. Dans mes précédents ouvrages, j’ai pris soin de disséquer de façon méthodique les textes sacrés de l’Islam, mon ancienne religion, dans le but de démontrer à la société française que cette religion liberticide et violente est un danger pour notre pays. Je ne connais pas d’idéologie plus antinomique à nos valeurs fondamentales, modes de vie et lois occidentales. Dans un monde idéal où le bon sens régnerait, mon discours critique vis-à-vis de cette religion qui légalise la violence conjugale envers les épouses désobéissantes à leur mari, l’esclavage ou la guerre contre les incroyants, ne devrait même pas être perçu comme subversif et tumultueux. J’ai pourtant commencé mon militantisme intellectuel, il y a près de dix ans, animé par un cruel constat sans appel : depuis trop longtemps en France nous vivons dans un climat d’omerta culturelle qui interdit, tacitement, de critiquer l’Islam publiquement, sous peine d’être extrême-droitisé sur un plan politique et médiatique, mais surtout d’être la cible des pires menaces pour sa vie. Comment, dans notre pays européen, libéral et laïque aux racines chrétiennes, en est-on arrivé là ?
ELSA COLLECTIF EX MUSULMAN
Elsa Collectif Ex-Musulman est une association loi 1901 engagée pour la liberté de conscience et la protection des personnes victimes de pressions religieuses et de dérives sectaires. Elle agit dans le respect des valeurs républicaines et de la laïcité, en apportant écoute, soutien et sensibilisation.
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