Guerre en Ukraine : Dix-huit morts dans un lycée et la Norvège en mode « défense totale »

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce samedi 23 mai 2026, au 1.550e jour du conflit.

Le fait du jour

Un incendie s’est déclaré dans un dépôt pétrolier de Novorossiïsk, sur la mer Noire dans le sud de la Russie, à la suite d’une attaque de drones ukrainienne, a annoncé samedi le maire de la ville. « La chute de débris provenant de drones a provoqué un incendie au dépôt pétrolier. Plusieurs bâtiments techniques et administratifs ont pris feu. Des fragments de drones sont également tombés sur le site du terminal pétrolier », a écrit sur Telegram le maire, Andreï Kravtchenko.

L’attaque a fait deux blessés, a-t-il ajouté, précisant que les secours et des services spécialisés étaient à l’œuvre sur place.

Situé à l’extrémité de plusieurs oléoducs provenant des champs pétroliers du sud de la Russie et de la mer Caspienne, le terminal pétrolier de Novorossiïsk est l’un des principaux points d’exportation des hydrocarbures en Russie.

La déclaration du jour

« Sans l’Ukraine, il ne peut y avoir de projet européen pleinement abouti, et la présence de l’Ukraine dans l’UE doit elle aussi être pleinement aboutie – avec l’entièreté des droits liés à l’adhésion. »

Message de Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, ce samedi, alors que précédemment dans la semaine, face aux lenteurs de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, le chancelier allemand, Friedrich Merz, avait suggéré un statut de « membre associé » sans droite de vote pour l’Ukraine.

Le chiffre du jour

18. Le nombre minimum de personnes mortes après une frappe de drones ukrainiens sur un dortoir et un lycée professionnel de Starobilsk (Starobelsk en russe) dans une région de l’est de l’Ukraine contrôlée par la Russie, selon un nouveau bilan avancé samedi par les autorités russes. Trois personnes sont également toujours portées disparues après cette frappe intervenue dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié vendredi la frappe d’« acte terroriste », affirmant qu’elle « n’était pas accidentelle » et promettant une réponse militaire.

La tendance du jour

La guerre est désormais une possibilité, de l’aveu même du Premier ministre. Voisine de la Russie dans le grand Nord, la Norvège passe en mode « défense totale », préparant sa population au pire à la lumière du conflit en Ukraine.

« Aujourd’hui, on a environ 18.600 abris, de quoi couvrir un peu moins de 50 % de la population » du pays (5,6 millions d’habitants), explique Øistein Knudsen, chef de la Défense civile norvégienne. « Beaucoup ont besoin d’être modernisés : ils ont été construits pendant la Guerre froide, ils sont humides, vieux… ».

Membre de l’Otan, le royaume scandinave veut rétablir l’obligation de doter les nouveaux grands bâtiments d’abris antiaériens, une exigence qui avait été levée en 1998, un « dividende de la paix » généré par l’implosion de l’URSS.

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L’idée n’est pas de bâtir des coûteux abris, mais d’offrir une protection sommaire contre les menaces comme les drones désormais omniprésents sur les champs de bataille. La construction d’abris est l’une des 100 propositions formulées l’an dernier dans un Livre blanc.

Le gouvernement veut aussi augmenter de 50 %, à 12.000 hommes et femmes, les effectifs de la Défense civile, obliger toutes les communes à se doter d’un « conseil local de préparation » ou encore porter à 50 % le taux d’autosuffisance alimentaire d’ici 2030.

Les ménages sont par ailleurs invités à stocker de quoi tenir durant sept jours.

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