Nous venons d’apprendre le décès de Ofer Bronchtein Pro Palestinien, celui-là même qui exhibait fièrement sur les plateaux de télévision un passeport Palestinien remis par Yasser Arafat.
Il est évident que les idées qu’il défendait n’étaient pas celles de la majorité de notre communauté. Beaucoup considéraient qu’il avait choisi son camp en devenant, selon eux, l’un des porte-voix les plus complaisants envers la cause palestinienne, en faite le Juif Utile de la cause des terroristes palestiniens, au point d’être régulièrement utilisé par les ennemis d’Israël comme caution « juive », qu’il n’était pas, dans les médias.
Il avait encore il y a quelques mois poussé le président Français
Emmanuel Macron a reconnaitrel’Etat de Palestine.
La dernière fois que je l’ai croisé, c’était il y a deux ans, lors du dîner du CRIF auquel j’étais invité. En m’approchant de sa table, avec l’intention de lui dire franchement ce que je pensais de ses prises de position et intervention apres le 7 Octobre , je me suis aperçu qu’il était en fauteuil roulant. À cet instant, j’ai préféré faire demi-tour. Cela m’a amené à réfléchir sur le parcours d’un homme blessé par son handicap qui, peut-être, s’était éloigné des siens au point de se retourner contre ceux qui lui étaient pourtant les plus proches, comme cela peut arriver malheureusement comme souvent dans les familles, et Ofer Bronstein faisait parti de la famille des juifs du monde mais avait choisi de retourner sa veste pour se considérer comme un résistant Palestinien.
Il avait fait son choix politique et idéologique, celle de s’opposer à nos frères, à ceux qui se battent pour l’existence d’Israel sur leur terre celle promise à Avraham pour sa descendance. Beaucoup lui reprocheront d’avoir constamment accusé Israël tout en minimisant, voire en justifiant au nom de la « résistance », des actes terroristes ayant coûté la vie à des femmes et des enfants israéliens.
Aujourd’hui, il n’est plus. Le débat politique, le combat contre nos ennemis même au sein de notre communauté, lui, demeure. Et il rappelle que les divisions au sein du monde juif existent toujours, parfois avec une violence morale et idéologique extrême.
L’Histoire jugera chacun selon ses actes, ses engagements et les conséquences de ses paroles.
Alain SAYADA
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