Pedro Sánchez : deux désastres, l’Andalousie et l’Eurovision

Très mauvais week-end pour l’antisémite Pedro Sánchez. L’un est à l’origine de l’autre. Quand on veut s’en prendre aux Juifs, les mauvaises nouvelles commencent à pleuvoir du ciel.

Hormis les scandales à répétition qui touchent le couple Sánchez, ce week-end a été pour lui calamiteux. Malgré tous ses efforts, il n’a pas réussi à mettre Israël en échec ; pire, il l’a vu vaincre brillamment malgré l’adversité. Le lendemain, dimanche, il a subi un énorme échec avec son parti, qui n’a récolté que 22 % des voix en Andalousie, lui retirant ainsi toute légitimité à gouverner. En 2027, comme Macron, il sera chassé du pouvoir.

Des affaires judiciaires qui s’accumulent

Le chef du gouvernement voit son entourage directement concerné. Son épouse, Begoña Gómez, fait l’objet d’une enquête pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption et appropriation illicite. Son ancien ministre des Transports, José Luis Ábalos, est soupçonné de corruption dans le cadre de contrats d’achat de masques durant la pandémie de Covid-19.

Les scandales touchent également d’autres bords politiques. À droite, l’ancien Premier ministre Mariano Rajoy a également été entendu dans l’affaire « Kitchen », liée à une caisse noire du Parti populaire (PP) et à des tentatives de destruction de preuves. La procédure est toujours en cours de jugement.

On pourrait aussi citer le cas de Jordi Pujol. Il a pu échapper à un procès pour raisons de santé, malgré des soupçons de détournement de fonds à grande échelle.

La corruption en héritage

Ces affaires dominent régulièrement la une de la presse espagnole. Mais d’autres cas de corruption plus modestes apparaissent également au niveau local. Selon le Conseil général du pouvoir judiciaire, 114 personnalités politiques ont été poursuivies pour corruption en 2025.

Selon le juge Joaquim Bosch, magistrat de renom engagé sur ces questions, le système institutionnel est noyé dans une « corruption structurelle ». Si l’Espagne est classée 49e par Transparency International, il estime que la situation serait pire encore si l’on ne considérait que la sphère politique.

Selon lui, cette situation s’explique en partie par l’héritage du franquisme, période durant laquelle la corruption était tolérée et jamais réellement sanctionnée. Après 1975, ces pratiques ont perduré : les élites politiques et économiques ont conservé leurs réseaux, sans véritable rupture, ce qui a contribué à ancrer durablement la corruption dans le système. Dans certains cas, cela a favorisé des pratiques clientélistes, surtout au niveau régional ou local.

La morale socialiste à géométrie variable

Parler d’humanité quand soi-même on enfreint toutes les règles de la morale est très destructeur.

D’abord, tous les propos moralisateurs se retournent contre leur auteur et sont perçus comme des tartufferies.

Puis, l’exemple donné aux citoyens les désespère quant à la possibilité d’un pouvoir dissocié de la corruption.

Enfin, le résultat de ce constat conduit à l’inefficacité de l’action publique, dont le seul but apparent devient l’intérêt lié uniquement à la corruption, et condamne les politiciens, quels qu’ils soient, à susciter l’aversion, ce qui engendre une désespérance à l’égard de toute gouvernance.

Recours à l’antisémitisme

La voie de recours, dans de pareilles situations, a toujours été la désignation d’un bouc émissaire. L’éternel bouc émissaire a toujours été le Juif.

L’identité du Juif a évolué dans le temps. Au départ, elle se cantonnait à la famille, puis naturellement à la tribu. La première révolution, avec la sortie d’Égypte, fut de devenir un peuple — sans terre — aux yeux des nations et de l’Empire égyptien.

Puis, avec la conquête d’Israël et l’instauration du Temple, le judaïsme est devenu sacerdotal avec la centralité du Temple. Après la destruction du Second Temple, il devient synagogal et rabbinique.

Au début du XXe siècle, avec la réalisation du rêve messianique et le sionisme, il devient politique et national. Les Juifs, quel que soit leur degré d’attachement aux commandements sinaïques, s’identifient comme Juifs via leur attachement à Israël, ce qui transmute leur identité.

Il est donc naturel de penser qu’un Juif est potentiellement un Israélien. Il n’y a donc, après plus d’un siècle et demi de sionisme, que quelques récalcitrants qui nient le lien indissécable entre le Juif et sa terre d’Israël.

Il est donc, selon cette logique, incohérent de dire : « Je suis Français juif, sans lien avec la politique d’Israël », car cela revient à déserter le peuple juif avec ce type d’argument, lequel ne convainc personne, pas même son auteur.

Donc, de facto, le lien entre antisémitisme et antisionisme est tout aussi étroit qu’entre le Juif et l’Israélien.

Ainsi, Juifs et non-Juifs qui voudraient faire la distinction entre les deux identités remettraient en cause la filiation du Juif depuis que Dieu a choisi Avraham pour en faire un peuple auquel il a destiné une terre dont il a chassé les sept nations qui y habitaient.

Antisémitisme et antisionisme, c’est le même combat, parce que l’on entend par antisémitisme la haine du Juif — et non du sémite —, et cela quelle que soit sa condition ou son lieu de vie. Vouloir faire la distinction oblige son auteur à recourir à une rhétorique sans fondement, sauf à justifier l’un (l’antisionisme) pour tenter de se dédouaner de l’autre (l’antisémitisme), ce qui est d’une totale hypocrisie.

MCS JForum.Fr

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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