« Si je t’oublie, Ô Jérusalem… » (vidéo)

Si je t’oublie, Jérusalem (vidéo)

Le Talmud, la Torah orale, relate cette histoire mettant en scène le célèbre rabbin Rabbi Akiva qui avait soutenu l’une des dernières révoltes juives antiromaines, qui eut lieu 60 ans après la destruction du second Temple, dirigée par Bar Kochba.

Rabbi Akiva, raconta le Talmud, passa un jour avec ses élèves près du Mont du Temple, quand ils aperçurent un renard qui rôdait sur l’emplacement du Saint des Saints.

Les compagnons de Rabbi Akiva fondirent en larmes, mais Rabbi Akiva sourit :

« Pourquoi ris-tu ? » lui demandèrent-ils. « Et pourquoi pleurez-vous ? ». « Nous voyons l’endroit où seul le grand Prêtre avait accès hanté par les renards et nous ne pleurons pas ? » « C’est pour cela, répond Akiva que je ris. Si la menace divine de détruire son sanctuaire s’est bien réalisée, sa promesse de le reconstruire plus beau qu’avant s’accomplira certainement aussi » et les autres de s’écrier « Akiva, tu nous as consolés ».

Cette anecdote contient les thèmes majeurs de l’histoire juive: splendeur, destruction et  renaissance.

La place de Yérouchalayim dans la pensée de nombreux juifs

Bien que Jérusalem soit, dans la pensée juive, non seulement le centre du monde, mais, elle occupe le centre de toutes nos réflexions et nos vœux s’expriment autour d’elle.

Et, ce qui est absolument indiscutable et irréfutable, est que Jérusalem est blottie dans le cœur de chaque  Juif et au centre de la liturgie juive de tous les temps.

Jérusalem, avec le Mont Moriah, fut le théâtre de la Ligature d’Isaac.  Jérusalem a toujours été LA CAPITALE spirituelle du Peuple Juif,  cette ville convoitée par tous est le lieu où s’éleva le Temple de Jérusalem dans toute sa magnificence, lieu où le peuple juif dans son ensemble se rendait  au moins trois fois l’an pour y présenter son hommage et exprimer son adoration pour le D d’Israël D-ieu Suprême qui dans Sa magnanimité et dans Sa longanimité nous a gratifiés de Son Amour immense malgré notre conduite souvent révoltante !!!

Jérusalem vers laquelle nous nous tournons quel que soit le point géographique où nous nous trouvons pour prier  D. et déverser nos larmes et nos suppliques.  Jérusalem pour laquelle tant de preux soldats ont perdu la vie lors des croisades, Jérusalem se situe au centre des passions au long des siècles.  Aujourd’hui encore, des falsificateurs de l’Histoire tentent de nous ravir à nouveau nos titres de propriété.

Jusqu’en 1967 l’accès à Jérusalem était mesuré, limité voire parfois même interdit. Nous qui avons été les victimes spoliées  de notre Temple n’avions plus qu’un accès très limité à un pan du Mur occidental de ce Temple construit par Salomon et détruit par Nabuchodonosor en -586, reconstruit en -516 sous Zorobabel inauguré en -516 puis, rénové et agrandi par Hérode en 20 de l’ère chrétienne pour être détruit par Titus en 70 de l’ère chrétienne.

En 1967 dis-je, lors de la guerre des 6 jours, Tsahal, a effectué la sale besogne de déblayer, d’ouvrir les passages obturés, de déblayer encore les saletés laissées sur place de tinettes construites à l’aide de pierres tombales juives  dérobées au cimetière du Mont des Oliviers.

Les soldats émus après avoir libéré la capitale: « Jérusalem est en notre possession », se retrouvèrent,  enfin,  au pied  du Kotel, et le shoffar retentit : dans le monde entier à l’écoute fiévreuse des dernières nouvelles, les Juifs pleurèrent d’émotion et enfin, le verset des psaumes  (CXXII, 3) prit tout son sens : Jérusalem enfin, entièrement au peuple juif !!!

Peu de jours avant Shavouoth, D offrit à Son peuple dans une victoire fulgurante sur ses ennemis, un vestige de ce Temple  dérobé aux prières de ses fidèles par des Romains assoiffés de sang et de violence.

C’était le 28 Iyar et chaque année, depuis, Jérusalem est en liesse quelle que soit la situation.

Dans certaines synagogues on entonne le Hallel dans l’allégresse et on ne prononce pas de tahanounim. Dans d’autres synagogues ou oratoires on prie normalement sans ajout. Chacun oppose ses arguments et c’est aussi bien ainsi, jusqu’à ce que se dévoile le Mashiah.

Et, au Kotel, les fidèles se rassemblent pour une magnifique prière. L’an prochain dans la Jérusalem reconstruite : לשנה הבאה בירושלים הבנויה   avec le Troisième Temple Reconstruit.         Caroline Elishéva REBOUH

Né Lucien Ginzberg de parents juifs russes qui prennent asile en France après la révolution bolchevique de 1917, Serge Gainsbourg entretenait une relation particulière avec l’Etat hébreu.

En 1967, en pleine guerre des Six-Jours, il compose une chanson à la demande de l’attaché culturel de l’ambassade israélienne en France. Un cadeau confidentiel enregistré dans la nuit du 6 au 7 juin.

« L’attaché culturel de l’ambassade d’Israël à Paris contacte Serge Gainsbourg pour lui commander une marche militaire. Le texte sera écrit en français puis traduit en hébreu. L’artiste enregistre moins de deux minutes de musique, accompagné à l’orgue électrique.

La bande magnétique du précieux morceau part en avion pour Tel-Aviv. Mais la guerre de Six Jours éclate, les autorités israéliennes ont mieux à faire, et la bobine échouera pendant trente-cinq ans dans les archives de la radio Kol Israël.

Jusqu’au moment où Jean-Gabriel Nouvel, qui en connaît l’existence, localise l’enregistrement après plusieurs mois de recherches.

Quel honneur et quelle fierté d’entendre aujourd’hui ce texte, réponse à toutes les attaques des antisionistes.

Le Sable et le Soldat est comme une suite au Plaidoyer pour ma terre d’Herbert Pagani. Sans doute plus intense car il ne prend aucun détour pour avouer son amour et son dévouement. Et pourtant, Gainsbourg n’était pas attaché à Israël. D’ailleurs, il n’y a jamais mis les pieds.

Et lorsqu’il parlait de ses racines, il préférait évoquer la Russie de ses parents. Peut-être avoue-t-il dans cette chanson ce qu’il n’a jamais osé dire ? »

Il aura fallu attendre presque 10 ans (en 2002) après sa disparition pour écouter « Le Sable et le Soldat [aka Le Sable d’Israel] » pour la première fois sur les ondes de RCJ.

Personne ne se doutait que Gainsbourg même il ne s’est jamais caché d’être juif, aurait écrit une chanson si engagée pour le jeune état d’Israël à l’issue de la guerre des 6 jours et de la libération de Jérusalem.

Si Gainsbourg n’a jamais caché ses origines (« Je suis né sous une bonne étoile… jaune », disait-il), le monde était loin de s’imaginer que l’artiste composerait une chanson aussi engagée pour le jeune Etat d’Israël.

« Oui, je défendrai le sable d’Israël. La terre d’Israël, les enfants d’Israël. Quitte à mourir pour le sable d’Israël » : c’est en ces mots que Gainsbourg chantait son patriotisme.

Dossier réalisé par JForum.fr

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