Le Premier ministre s’efforce de reporter les élections à octobre malgré les demandes de les tenir dès septembre, tout en tentant d’achever des mesures sécuritaires et législatives avant la dissolution de la Knesset.
JDN
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou intensifie ses efforts pour empêcher l’avancement de la date des élections et les reporter à la fin du mois d’octobre, et ce, malgré les pressions au sein de la coalition pour fixer l’échéance dès le mois de septembre. Lors de discussions avec des responsables politiques, Netanyahou a souligné qu’Israël fait face à des défis sécuritaires et diplomatiques majeurs qui doivent être menés à bien avant d’entrer en période électorale.
Désaccords au sein de la coalition
En parallèle, un débat interne agite le bureau du Premier ministre et ses partenaires politiques concernant le calendrier idéal. Certains estiment qu’il est préférable d’avancer les élections en raison de la difficulté à maintenir la stabilité de la coalition dans cette période sensible, particulièrement avec la session parlementaire d’été et l’approche des primaires du Likoud.
Les partis orthodoxes affichent également une préférence pour des élections anticipées. Le président du Shass, Arié Dery, souhaite qu’elles se tiennent en septembre, arguant notamment que la proximité avec le mois d’Eloul pourrait augmenter le taux de participation chez l’électorat traditionaliste. À l’opposé, d’autres partis de la coalition et des conseillers de Netanyahou préfèrent attendre octobre afin de finaliser des législations clés et d’autres dossiers à l’ordre du jour.
Vers une période de transition
Bien que l’intention soit de soumettre la loi de dissolution de la Knesset à un vote préliminaire dès la semaine prochaine, la décision finale sur la date des élections n’a pas encore été prise et continuera de faire l’objet de négociations entre les partis. Les experts politiques estiment que même après une première approbation de la loi, les discussions sur la date définitive se poursuivront.
Par ailleurs, il est estimé que la Procureure générale pourrait imposer des restrictions sur l’activité du gouvernement et de la Knesset dès l’approbation de la loi en lecture préliminaire, instaurant un statut similaire à celui d’un gouvernement de transition. Cela pourrait impacter la promotion de nouvelles lois et les nominations prévues dans un avenir proche.
La source de cet article se trouve sur ce site

