EN DIRECT Hantavirus : Un agent décède pendant l’évacuation, les cas contacts placés en quarantaine…

Des spécialistes attendus en soirée à Matignon

D’après France Info, le Premier ministre Sébastien Lecornu recevra plusieurs épidémiologistes dans la soirée à Matignon afin de faire le point sur la stratégie à mener pour lutter contre la propagation de l’hantavirus.

Mais d’où tire-t-il son nom ?

L’hantavirus doit son nom à la rivière coréenne Hantaan. C’est ici qu’un premier épisode épidémique était survenu pendant la guerre de Corée entre 1950 et 1953. Plus de 3.000 soldats avaient alors développé des symptômes notamment des symptômes grippaux.

Non, l’hantavirus n’est pas le nouveau Covid-19

Six ans après le départ de la pandémie de Covid-19, la révélation des cas d’hantavirus peut inquiéter certains. Ils sont pourtant très différents. Dans le cas de l’hantavirus, la transmission « nécessite des conditions très particulières de proximité, de promiscuité ou un terrain de fragilité de la personne exposée, bien au-delà de ce qu’on connaît pour d’autres virus respiratoires » dont le Covid, explique Virginie Sauvage de l’institut Pasteur, responsable du Centre national de référence des hantavirus.

Présentant un taux de létalité pouvant avoisiner 40 %, l’hantavirus des Andes ne se propage pas aussi rapidement, notamment parce que « les décès surviennent vite », rappelle Raúl González Ittig, biologiste pour l’agence nationale de recherche scientifique de l’Argentine. Le décès éteint de facto la propagation. Moins létal, le Covid s’était largement propagé avant de commencer à faire des morts.

Le capitaine du navire « remercie » l’équipage et les passagers

Il s’appelle Jan Dobrogowski. Capitaine du navire de croisière qui « transporte » l’hantavirus, il vient d’adresser un message aux passagers et membres d’équipage du Hondius, saluant « la patience, la discipline et la gentillesse » mais aussi l’unité face à la situation.

« Je ne pourrais pas imaginer naviguer dans de telles circonstances avec un meilleur groupe », a-t-il ajouté dans une vidéo enregistrée à bord. « Mon rôle comme capitaine, c’est de mener mon équipage et de prendre soin de mes passagers. J’espère que tout le monde pourra rentrer chez soi et en bonne santé ».

Un agent serait décédé pendant l’évacuation

Mobilisée pour l’évacuation des passagers du Hondius, la Guardia Civil espagnole a perdu un agent. L’homme serait décédé après un malaise cardiaque en marge de l’évacuation.

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Quand l’hantavirus emportait la femme de Gene Hackman

Elle s’appeleait Betsy Arakawa. L’an dernier, la femme de l’acteur Gene Hackman avait succombé à un hantavirus. L’autopsie avait révélé que l’acteur américain, décédé une semaine plus tard, était mort d’« une maladie cardiovasculaire hypertensive et athérosclérotique ».

Un Breton parmi les 22 Français confinés

D’après nos confrères de Ouest-France, un homme faisant partie des 22 Français considérés comme cas contacts a été confiné chez lui, dans le Finistère. Il devrait être transféré au CHU de Rennes pour y être pris en charge. On ignore son état de santé.

Que risquent les passagers qui ne respecteraient pas le décret ?

Le décret publié en urgence la nuit dernière permet d’imposer un isolement aux cas contacts pendant une durée de 42 jours maximum. En cas de non-respect de ces précautions, la loi prévoit une amende, et en cas de verbalisation à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours, jusqu’à six mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende.

Il restera 32 personnes à bord

Une fois les 22 derniers passagers débarqués, seuls les 32 membres de l’équipage resteront à bord du navire de croisière. Le Hondius mettra lui-aussi le cap vers les Pays-Bas et le port de Rotterdam.

Au moins deux membres d’équipage ont été contaminés. Le premier est le médecin de bord, qui avait été contrôlé positif. Ce ressortissant néerlandais a été isolé et son état est stable.

Le second est un Britannique, qui travaillait à bord du navire et a signalé des symptômes le 27 avril. Il a été évacué vers les Pays-Bas le 7 mai depuis le Cap-Vert. Son état est stable.

Un vol unique pour les derniers passagers à évacuer

Les 22 derniers passagers qui seront évacués du Hondius partiront dans un vol unique vers les Pays-Bas, a annoncé la ministre espagnole de la Santé Mónica García ce lundi. Le vol à destination de l’Australie initialement prévu a été annulé.

Six pays touchés pour l’instant

Six pays pour l’instant ont enregistré des cas confirmés ou probables d’hantavirus : les Pays-Bas (deux morts et un cas probable), le Royaume-Uni (deux cas confirmés, un probable), l’Allemagne (un décès à bord), la Suisse (un cas confirmé), les Etats-Unis (un cas positif, un probable) et la France (un cas positif).

Le « bout du monde » réfute être à l’origine de l’épidémie

C’est la ville d’Argentine la plus au sud du continent américain. Considérée comme « le bout du monde », Ushuaia est accusée d’être le point de départ de l’épidémie d’hantavirus qui a frappé un navire de croisière.

Sur place, les autorités démentent être l’épicentre de ce virus transmis par les rongeurs, rapporte la BBC. Des responsables argentins ont fait savoir que l’hypothèse la plus probable s’orientait vers une contamination près de la décharge d’Ushuaia. Dans la province, des responsables ont balayé cette hypothèse, affirmant qu’aucun cas n’avait jamais été enregistré.

Deux cas suspects aux Etats-Unis

Parmi les 17 personnes de nationalité américaine rapatriées dimanche, deux sont particulièrement surveillées. « Un passager présente actuellement des symptômes légers et un autre a été testé légèrement positif au virus des Andes par PCR », a écrit le ministère de la Santé.

Le navire continue d’être ravitaillé

C’est devenu bien malgré lui l’un des bateaux les plus célèbres du monde. Le MV Hondius est toujours en escale forcée au port de Granadilla, aux Canaries. Mais il n’est pas abandonné pour autant.

Dans un post tout plein d’émojis, la Protection civile espagnole a annoncé que le navire avait pu être ravitaillé en carburant. Et que la nourriture et l’eau étaient encore en cours d’acheminement. L’évacuation des passagers se poursuit. L’équipage devrait quant à lui rester à bord pour acherminer le navire vers Rotterdam.

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Chaque pays choisit son protocole

Une fois les ressortissants rapatriés, c’est à chaque pays de choisir le protocole de mise en quarantaine de ses cas contacts. Dans la plupart des cas, ce sont les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé qui sont suivies.

Plus d’une centaine de personnes de 23 nationalités différentes doivent être évacuées du navire de croisière.

Un décret publié d’urgence dans la nuit

La France a publié dans la nuit de dimanche à lundi un décret permettant de contraindre les cas contacts à rester « en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique ».

Les mesures de mise en quarantaine ou de placement à l’isolement « ne peuvent excéder une durée de 42 jours », précise le décret. Le contrôle des mesures de quarantaine ou d’isolement « est, le cas échéant, assuré par le préfet du département dans lequel elles sont exécutées », précise le texte.

Au moins quinze jours d’isolement pour les cas contacts

Les personnes cas resteront à l’hôpital « jusqu’à nouvel ordre », pour a minima 15 jours selon le ministère français de la Santé.

Les quatre autres croisiéristes français « vont bien »

En dehors de la femme testée positive et dont l’état de santé est jugé préoccupant, les quatre autres croisiéristes vont bien, assure la ministre de la Santé. Ils ont pour l’instant été « testés négatifs », mais d’autres tests seront réalisés.

Les cas contacts sont « à haut risque »

Les cinq Français ayant séjourné à bord du MV Hondius et rapatriés dimanche par avion sont considérés comme « à haut risque », ont fait savoir les autorités sanitaires.

Une photographie masque baissé fait jazzer

Les questions autour du travail de l’Espagne pour museler la propagation se concentrent également autour d’une photographie d’au moins un occupant évacué du Hondius, aperçu avec son masque FFP2 baissé. Il se trouvait alors aux Canaries dans le bus qui le transportait jusqu’à son avion de rapatriement.

« C’est vrai », avait reconnu dimanche soir la ministre espagnole de la Santé, Mónica García, évoquant toutefois des « mesures de précaution renforcées au maximum » que les évacués « doivent respecter ».

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