Poitrines dénudées où sont inscrits des slogans comme « Femen pas RN » ou bien encore « féministe pas fasciste », des militantes du collectif féministe ont perturbé ce dimanche une célébration en l’honneur de Jeanne d’Arc organisée par la nouvelle mairie Rassemblement national (RN) de Carcassonne.
Selon une vidéo postée par le groupe sur sa page Facebook, l’on peut voir les militantes qui ont interrompu le maire RN Christophe Barthès alors qu’il entamait un discours durant cette cérémonie, puis elles ont été interpellées.
Une promesse de campagne du maire Christophe Barthès
La raison de cette discorde ? Une statue de Jeanne d’Arc, installée derrière la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne, qui a été récemment replacée sur le parvis du même édifice religieux pour la rendre plus visible, conformément à une promesse de campagne de Christophe Barthès. La cérémonie organisée dimanche à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme instituée par une loi de 1920, permet à cette « figure du courage, de la foi et de l’unité nationale » de retrouver « sa place au cœur de notre ville, de notre mémoire et de notre patrimoine », a rappelé la mairie sur ses réseaux sociaux.
Citée dans le quotidien local L’Indépendant, l’une des Femen impliquées a expliqué avoir voulu s’inviter « à cette cérémonie car nous refusons cette appropriation par l’extrême droite de cette figure historique qu’est Jeanne d’Arc ». « Personnalité féministe, guerrière », cette dernière « a mis dehors les envahisseurs mais elle n’était pas hostile aux étrangers, elle n’était pas méprisante avec les sans-abri, elle ne s’attaquait pas aux personnes les plus vulnérables », a affirmé cette militante, ajoutant : « Elle était finalement tout l’inverse de Christophe Barthès ».
Pour rappel, depuis son élection, le maire de Carcassonne, ville célèbre pour sa cité médiévale classée à l’Unesco, applique ses promesses de campagnes ce qui ne manque pas de susciter de vives polémiques chez ses adversaires, comme un arrêté anti-mendicité, la suppression d’une subvention à la Ligue des droits de l’Homme. Il a aussi décidé l’arrêt par la mairie d’achats d’espaces publicitaires dans la presse locale, qu’il accuse de manquer de neutralité.
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